Soupçons d'emplois fictifs : Penelope Fillon mise en examen

Soupçons d'emplois fictifs : Penelope Fillon mise en examen

JUSTICE - Après François Fillon, c'est au tour de Penelope Fillon d'être mise en examen dans l'affaire de ses emplois présumés fictifs, notamment pour "complicité et recel de détournement de fonds publics".

A l'issue d'une audition au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, qui a duré plusieurs heures, Penelope Fillon a été mise en examen ce mardi 28 mars pour complicité et recel de détournements de fonds publics, complicité et recel d'abus de bien social, et recel d'escroquerie aggravée, a indiqué une source judiciaire à LCI.

Il s'agit de la troisième mise en examen dans cette affaire de soupçons d'emplois fictifs, après celles de François Fillon, le 14 mars, et de son ancien suppléant à l'Assemblée, Marc Joulaud, le 24 mars. 

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L'affaire Penelope Fillon

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Au coeur de l'enquête : les contrats de Penelope Fillon - de 1986 à 2013 avec plusieurs interruptions - comme assistante parlementaire de son mari ou de Marc Joulaud, pour lesquels elle a été rémunérée au total 680.380 euros net, ainsi que son contrat à La Revue des deux mondes - entre mai 2012 et décembre 2013 - pour un salaire de 5.000 euros brut mensuels. Les juges d'instruction Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau cherchent à savoir si ces emplois, aux contours flous, étaient effectifs, rapporte l'AFP.

Les investigations portent aussi sur de possibles abus de biens sociaux alors que le propriétaire de La Revue des deux mondes, l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, est un proche du candidat Les Républicains.

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Une fiche de renseignements qui pose question

Quant aux soupçons d'escroquerie aggravée, ils  visent des pièces retrouvées à l'Assemblée nationale, notamment une fiche de renseignements sur laquelle l'épouse du candidat a déclaré en juillet 2012 un travail mensuel à La Revue des deux mondes de 14 heures. Les enquêteurs se demandent si ce nombre d'heures aurait été minimisé pour respecter la limite légale du temps de travail cumulé quand elle était à la fois salariée par la revue littéraire et l'Assemblée de juillet 2012 à novembre 2013, deux emplois censés être à temps plein. "Son contrat de 281 jours par an pour la revue lui laissait une totale liberté" pour organiser son travail, avait assuré l'avocat de François Fillon, Antonin Levy.

Depuis les révélations du Canard Enchainé, le 25 janvier dernier, François Fillon a défendu vigoureusement la réalité du travail accompli par sa femme, affirmant qu'elle s'occupait de "tâches simples, mais essentielles", comme la gestion du courrier ou de l'agenda. Distancé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen dans les sondages, le candidat Les Républicains, qui avait axé sa campagne sur son image de probité, a dénoncé la semaine dernière une "machination" politique, accusant François Hollande d'animer un "cabinet noir" contre lui. Lundi, six responsables Les Républicains ont saisi le parquet pour des "infractions" commises selon eux par l'exécutif et relevées dans le livre Bienvenue Place Beauvau.

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