Surpris ou critiques : comment nos voisins jugent le renoncement de François Hollande

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
LE KIOSQUE DE L'INFO - François Hollande ne sera pas candidat à la présidentielle. Le socialiste a annoncé ce jeudi qu'il renonçait à briguer un second mandat, une situation sans précédent sous la Ve République. La presse étrangère oscille entre surprise et choix de raison.

L'abandon de François Hollande : un vide à gauche

Le retrait de François Hollande n'a pas laissé la presse étrangère indifférente. La campagne présidentielle française passionne au-delà de nos frontières mais les analyses diffèrent d'un pays à l'autre, d'un média à l'autre. Le quotidien espagnol El Païs applaudit une décision qui "clôt une étape historique pour un parti socialiste fragmenté". Selon eux, François Hollande cède la place à une nouvelle génération d'hommes politiques. Pour le quotidien, l'héritier naturel est sans aucun conteste Manuel Valls. Le Premier ministre voit son parcours scruté à la loupe dans son pays d'origine. Mais il n'est pas le seul candidat évoqué à l'étranger. On retrouve les noms de Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, et bien sûr Emmanuel Macron. Car pour la presse étrangère, en dehors de l'Allemagne, l'ancien ministre est bel et bien ancré à gauche et pourrait devenir le représentant de cette frange de l'échiquier politique.


En Angleterre, le départ de François Hollande laisse plus dubitatif. Le Guardian estime que la course à la présidence est désormais très ouverte et promet une primaire de la gauche très "amère". Le quotidien souligne que François Hollande reste le président le plus impopulaire de la Ve République. Si sa décision fait sens, elle ouvre la voie à une période de trouble.


Le New York Times se montre de son côté encore plus critique. Outre-Atlantique, on craint que cet "abandon" du président ne déstabilise un peu plus l'Europe et ne renforce la montée des extrémismes.  

Un bilan international salué

Malgré son impopularité, la politique étrangère de François Hollande est saluée. Ses interventions en Afrique ont été perçues comme des succès : au Mali, ou encore en Centrafrique. La gestion de la COP21 ainsi que le dossier du nucléaire iranien sont également deux projets à souligner.


Au niveau européen cependant, le bilan du président est plus mitigé. Si François Hollande a réussi à conserver la Grèce dans la zone Euro avec l'aide d'Angela Merkel, il n'a pas su mener à bien la crise des réfugiés ni contrer la montée du populisme.

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