Toulon : qui pour faire chavirer Hubert Falco ?

Toulon : qui pour faire chavirer Hubert Falco ?

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MUNICIPALES – Le premier tour des élections municipales aura lieu dans un mois. Mais, à Toulon, le maire sortant Hubert Falco (UMP) n’a toujours pas fait acte de candidature. Si cinq prétendants sont d’ores et déjà prêts à en découdre, leur principal adversaire brille par son absence.

Tous les candidats sont dans les startings blocks. Tous, sauf un. "Hubert Falco n’a pas encore déclaré sa candidature", annonce, laconique, la mairie de Toulon. Excès de confiance ? Pas vraiment.

Elu en 2001 avec plus de 68 % des voix au second tour, réélu haut la main en 2008 avec 65,2 % des suffrages exprimés dès le premier tour, le maire sortant semble retarder au maximum le lancement de sa campagne. "On ne s’inquiète pas, mais on aimerait bien savoir", avance toutefois Stanislas Le Du, responsable des Jeunes populaires du Var.

Une mairie à droite depuis 1959

Face à ce candidat présumé, le principal challenger se nomme Robert Alfonsi. Ce socialiste n’a pas attendu que son rival se déclare pour échafauder un programme fort de "quatre-vingt-quinze propositions pour Toulon". Pour ce postier de formation, conseiller municipal de Toulon et élu au conseil régional, "l’urgence est au développement des transports en commun et à la redynamisation du centre-ville".

Mais parviendra-t-il à convaincre les électeurs de Toulon, ville où la mairie est à droite depuis 1959 ? En 2008, sa liste n’avait recueilli que 14 % des voix et, cette année, le socialiste n’a point rassemblé son camp : si Europe écologie – Les Verts le soutient, ce n’est pas le cas du Front de gauche qui a préféré créer sa propre liste menée par André de Ubeda. Très critique envers la politique d’Hubert Falco, elle n’épargne pas non plus celle du gouvernement socialiste actuel, obérant ainsi tout rapprochement avec Robert Alfonsi.

Les Toulonnais à nouveau tentés par le Front national ?

Face aux machines de guerre politique que sont le PS et l’UMP, des partis plus discrets se lancent aussi dans la course. Le 23 mars, les Toulonnais trouveront parmi les bulletins de vote le nom d’Olivier Lesage, représentant de l’Alliance écologiste indépendante, ainsi que celui de Geneviève Esquier, de la liste "Toulon, famille, avenir" issue du mouvement opposé au mariage pour tous.

Cette dernière pourrait faire de l’ombre au contre-amiral Jean-Yves Waquet qui mène la liste du Front national. Le parti de Marine Le Pen, qui a dirigé Toulon de 1995 à 2001 avec Jean-Marie Le Chevallier, tente de faire oublier ses années à la tête de la ville. Leur souvenir lui a valu de faibles scores aux précédentes municipales : 5 % des voix en 2001 et 6,5 % en 2008. Mais c’était il y a 13 ans. Les Toulonnais pourraient-ils être à nouveau tentés par le parti d’extrême droite ?
 

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