Toulouse: la campagne bat son plein sur les réseaux sociaux

Toulouse: la campagne bat son plein sur les réseaux sociaux

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MUNICIPALES – Facebook et Twitter ont consacré lors de la dernière présidentielle une nouvelle façon de mener une campagne électorale. Le débat municipal de 2014 n'échappe pas à la règle.

Depuis quelques semaines, la campagne des municipales à Toulouse se déroule aussi sur les réseaux sociaux. Si les listes "Toulouse en marche" et "Aimer Toulouse" menée par Jean-Pierre Plancade ont investi récemment Twitter et Facebook, la réflexion a été menée en amont par les Verts.

"Cela fait 18 ou 24 mois qu'on a mis tous les colistiers sur Twitter", explique Sophie Nicklaus, colistière de la liste "Toulouse Vert demain". Si la tête de liste Antoine Maurice anime personnellement ses comptes (1187 abonnés et 1505 tweets), trois ou quatre personnes dont Sophie Nicklaus, sont détachées pour s'occuper ceux de la campagne officielle.

De Veyrac rédige elle-même ses tweets

Au sein de l'équipe de Pierre Cohen, quatre personnes sont dédiées à la production de contenu Web (chaine YouTube, infographies) et la gestion des messages sur les réseaux. "Ça ne fait peut-être pas gagner une élection, mais on est obligés d'y être", analyse Isabelle Hardy, quatrième sur la liste du maire sortant. 

Dans les rangs de Christine de Veyrac, on souhaite incarner aussi une nouvelle voie sur les réseaux sociaux : l'eurodéputée (1967 abonnés et 2360 tweets) s'appuie sur la bonne volonté de ses colistiers pour relayer son message auprès des internautes. "On revendique le côté sincère, par exemple c'est Christine de Veyrac elle-même qui rédige tous ses tweets", explique Nicolas Godard responsable communication de la candidate.

"Davantage de démocratie dans le débat"

Dans le staff du candidat UMP, ce sont les militants des "Jeunes avec Moudenc" qui "gazouillent" pour promouvoir la campagne de l'ancien maire de Toulouse. "On se sert de Twitter pour relayer les articles de presse et mettre en avant les arguments de campagne", explique Yoann Rault-Wita, responsable du mouvement et qui peut compter sur une équipe de 70 à 80 personnes.

L'émergence de ces réseaux sociaux peut-elle changer le résultat au soir du 30 mars ? "C'est trop tôt pour le dire", confie l'écologiste Sophie Nicklaus tandis que Yoann Rault-Wita estime que cela amène "davantage de démocratie dans le débat".

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