Toulouse : le parcours du combattant des "petits" candidats

Toulouse : le parcours du combattant des "petits" candidats

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MUNICIPALES - La course au Capitole ne se résumera pas au duel Cohen/Moudenc. C'est en tout cas ce qu'espèrent une poignée de "challengers", qui redoublent d'efforts pour s'imposer sur la scène politique toulousaine.

Comment rester audible face à deux machines de guerre? C'est la problématique que tentent de résoudre les "petits" candidats qui mèneront une liste aux municipales. "Nous ne jouons clairement pas dans la même cour", concède Jean-Pierre Plancade, qui présentait mercredi sa liste Aimer Toulouse, "indépendante des partis politiques" et laissant la part belle aux membres de la société civile.

"Il n'est pas évident de se présenter sans argent ni parti derrière soi, sourit le sénateur haut-garonnais. Mais notre projet séduit beaucoup de Toulousains." C'est également en sortant des sentiers battus que la liste Toulouse en marche, menée par Ahmed Chouki , qui entend défendre les intérêts des habitants des quartiers populaires, pourrait tirer son épingle du jeu. "Nous avons suscité l'intérêt des médias et on parle déjà beaucoup de nous, c'était inespéré", confie à metronews Nicky Tremblay, l'une des colistières.

La communication, un gros poste de dépenses

Mais cela n'aide pas à surmonter les difficultés financières. "Nous avons évalué le budget nécessaire à 25 000 euros, explique Nicky Tremblay. L'ensemble des colistiers va devoir se mobiliser, nous allons également lancer un appel à souscription citoyenne et organiser un concert de soutien." La communication, l'un des plus gros postes de dépenses, va quant à elle s'appuyer en grande partie sur les réseaux sociaux, "des outils incontournables."

De son côté, grâce aux apports des colistiers et aux dons extérieurs, la liste Aimer Toulouse a déjà récolté plus de 100 000 euros et est prête, si nécessaire, à contracter un emprunt. En attendant, pour limiter les frais, le local de campagne n'a pas été choisi dans l'hypercentre et ce sont les colistiers qui se répartissent les permanences, bénévolement. "C'est une expérience humaine incroyable", s'enthousiasme Jean-Pierre Plancade.

Un avis partagé par Elisabeth Belaubre, actuellement troisième adjointe de la municipalité de Pierre Cohen, et qui mène à Toulouse la liste du Rassemblement Citoyen. "Il n'est pas question de passer pour des victimes. Nous avons certes peu de moyens et donc moins de facilité de communication, mais nous compensons par notre présence, notre énergie et nos idées."
 

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