VIDÉO - Affaire Fillon : quand le candidat reprochait à la presse de ne pas creuser les affaires

VIDÉO - Affaire Fillon : quand le candidat reprochait à la presse de ne pas creuser les affaires

PLACARD À ARCHIVES - Empêtré dans les affaires, le candidat LR à la présidentielle ne cesse de dénoncer l'"acharnement médiatique" dont il est victime. Pourtant, il y a seulement quelques mois, l'ancien Premier ministre critiquait ces mêmes médias, cette fois, pour leur manque d'implication dans le suivi des scandales politiques.

"Faites ce que je dis, pas ce que je fais" : la maxime irait comme un gant à François Fillon. Depuis la fin du mois de janvier, le candidat LR est empêtré dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants. Une affaire dans laquelle il serait la victime. Si François Fillon plaide pour une erreur morale, il rappelle que tout était légal. Et si les accusations se font de plus en plus pressantes, cela ne serait dû qu' à "un lynchage politique". Il l'affirme et le répète à qui veut l'entendre, dans ce qui ressemble à une stratégie visant le "retournement de l'opinion" : lui qui est blanc comme neige face à la justice ne laisser pas "le tribunal médiatique (le) juger".

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Ironie du sort, en septembre dernier, comme le rappelle cruellement la chaîne de vidéos Brut, le même homme politique regrettait sur le plateau de France Info l'"abaissement du niveau d'éthique de la vie politique". Un abaissement dont seraient responsables les médias. Il dénonçait alors "la manière dont le système polico-médiatique passe" sur tous les scandales. "ǁa fait la Une pendant trois jours et ensuite on n'en parle plus." Résultat, déplorait le candidat : "Moi sur le terrain, je rencontre tous les jours des gens qui me disent : 'Moi, quand je passe devant le radar, je paye'."

Un appel à la probité qui rappelle douloureusement comment François Fillon est passé de la stature du candidat intègre qui regrettait à haute voix que Nicolas Sarkozy puisse concourir à la primaire malgré ses mises en examen, à celui de favori à la présidentielle déchu suite aux affaires. Ce qu'un certain Nicolas Sarkozy n'a évidemment pas manqué de souligner, en privé. Visé par François Fillon quand ce dernier se demandait "qui [imaginerait] le général de Gaulle mis en examen", il n'a pas boudé son plaisir, malgré des coups de fil et un déjeuner, devant les déboires de son rival. Le Canard enchaîné rapportait ainsi dans son édition du 1er février la réflexion assassine de l'ancien chef d'Etat : "Et il dit quoi, le Général, là ?"

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