VIDÉO - Affaire Fillon : "Sarkozy a été exemplaire", reconnait Bernard Accoyer

INVITÉ POLITIQUE – François-Xavier Ménage recevait Bernard Accoyer sur le plateau de LCI Matin, mercredi 15 février : l’ancien président de l’Assemblée nationale, actuel secrétaire général des Républicains, défend François Fillon et invite à se recentrer sur son programme.

Droit dans ses bottes : pour Bernard Accoyer, François Fillon n’a pas de temps à perdre avec les polémiques qui l’entourent, lancées par Le Canard Enchaîné et par quelques  parlementaires Les Républicains. Il peut compter sur le soutien du secrétaire général de son parti ainsi que sur celui de son ancien supérieur : Nicolas Sarkozy, avec lequel il doit déjeuner ce 15 février, hors caméras.


 "Nicolas Sarkozy échangera avec François Fillon sur ces questions qui consistent à dépasser la polémique pour discuter du fond", a déclaré Bernard Accoyer, invité ce mercredi sur LCI, ajoutant : "Je trouve que Nicolas Sarkozy a eu une attitude exemplaire dès le premier tour, il a apporté soutien sans réserve à François Fillon." Le patron des Républicains n'avait pas du lire les propos rapportés de l'ancien chef de l'Etat à l'encontre du champion de la droite, où on lisait que Nicolas Sarkozy "savourait" les problèmes de son ancien Premier ministre.

François Fillon poursuit sa campagne "sur le terrain"

Bernard Accoyer estime que "la campagne présidentielle doit repartir, parler du fond, dépasser cette période de polémiques qui n’a rien apporté aux problèmes des Français." Il déplore la violence des allégations lancées contre son candidat, tout en rappelant que celui-ci poursuit son but : "François Fillon est continuellement en meeting, sur le terrain, pour expliquer son programme. Cette campagne était destinée à écarter, affaiblir le candidat. (…) Mais ce à quoi nous assistons, ce n’est pas réservé à la France, c’est un glissement de la campagne de plus en plus violent, plus dur, où on ne parle plus du fond, et c’est très problématique pour la démocratie."

"Il n'y a pas de plan B"

Quant à la légitimité de François Fillon, elle reste entière : "Il a la légitimé du résultat de la primaire, il a un programme, préparé depuis 3 ans, c’est l’homme et le programme qui ont été choisis par les électeurs de la primaire." Quid d’un plan B, demande François-Xavier Ménage ? "Il n’y a pas de plan B !"


"La droite et le centre sont unis derrière François Fillon", assure Bernard Accoyer. Enfin, pas tout à fait : Michèle Alliot-Marie est toujours dans sa propre course. Le secrétaire général des Républicains travaille actuellement à rallier ces derniers indépendants, en leur disant "l’enjeu c’est la France, et il faut revenir à la raison. Il faut absolument que le 2e tour soit incarné par le candidat de la droite et du centre, c’est tout l’enjeu de cette campagne."

Le "populisme mondain" de Macron

"La politique, ce n’est pas le combat des hommes, c’est le combat des idées", assène Bernard Accoyer, qui égratigne tout de même Emmanuel Macron au passage : "c’est une sorte de populisme mondain, où il y en a pour tout le monde, alors que c’est un homme qui a un parcours identifié à ce qu’il condamne ; il a bradé Alstom, contribué au démantèlement d’Areva…  On ne peut pas prétendre diriger la France sans dire qui l’on est, pourquoi on a rallié celui qui vous a fait en politique."


Avant de conclure : "La priorité du programme de François Fillon, c’est le retour au plein emploi, faire en sorte que les entreprises soient à même d’embaucher et de garder leurs effectifs. Libérer l’initiative, les carcans administratifs, la surcharge de prélèvements fiscaux et sociaux."

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