VIDÉO - Affichage sauvage : à Toulouse, les candidats pollueurs devront payer

Élections Européennes 2019

CAMPAGNE - A quelques jours du premier tour de la présidentielle, la campagne s’intensifie aussi sur les murs de nos villes. Un affichage pas toujours licite qui pourrait coûter cher aux fraudeurs. A Toulouse, les services de nettoyage ont décidé de facturer aux candidats le coût du décollage des affiches sauvages.

La campagne ne se joue pas que dans les médias. Depuis des semaines, les colleurs d’affiche sont à pied d’œuvre. Armés de pots de colle et de pinceaux, ils sillonnent les rues de villes pour exposer leur champion, si possible en recouvrant les portraits de leurs adversaires. Une pratique qui se décline sur les piliers de pont, les compteurs des villes ou les panneaux d’information qui ne sont pourtant pas prévus à cet effet. 

D'autant que cet affichage sauvage est interdit. Pas pour des questions d’équité entre candidats mais parce qu’il engendre des coûts importants de nettoyage. A Toulouse, leur retrait coûte ainsi 120.000 euros à la collectivité. Début mars, Toulouse Métropole, en charge de la propreté des 37 communes environnantes, a prévenu les partis politiques : 12 euros seront facturés par affiche illégale décollée. 

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Une mise en garde qui n’a visiblement pas freiné les 11 candidats à la présidentielle et de leurs partisans, comme a pu le constater l’équipe du JT de TF1. Parmi les contrevenants les plus en vue : Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Benoît Hamon, tous trois en meetings dans la Ville Rose dans la dernière ligne droite de la campagne et à seulement deux jours d’intervalle. 

Un match par affiche interposée qui laisse de marbre les services de nettoyage. Selon la Dépêche du Midi, les premières factures ont déjà été envoyées. Elles concerneraient pour l’instant des entorses constatées au mois de mars par des candidats aux législatives. Lille et Montpellier ont annoncé qu'elles opteront aussi pour  la même intransigeance. 

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