VIDÉO - Cyberattaques : la présidentielle française menacée ?

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
DirectLCI
PIRATAGE - L'Autorité nationale de sécurité des systèmes informatiques forme les grandes entreprises à se protéger des cyberattaques. Mais aujourd'hui, les élèves sont les responsables des partis politiques français.

Au moment où les mails du directeur de campagne d'Hillary Clinton fuitent sur Wikileaks et que le renseignement américain évoque un piratage russe, l'Autorité nationale de sécurité des systèmes informatiques (ANSI) rappelle aux responsables des partis politiques français quelques précautions de base : éviter de mettre une clé USB dont on ne connaît pas la provenance, éviter de télécharger des pièces jointes dont on ne connaît pas la provenance. "Les partis politiques n'ont pas cette culture de vigilance", explique Sébastien Pietrasanta, secrétaire national à la sécurité du PS.

Les listes électorales, une cible potentielle

Aujourd'hui, la France est peut-être plus vulnérable que les États-Unis. Gérôme Billois, expert en cybersécurité, estime réelle la possibilité d'un piratage des listes électorales. "C'est un fichier qui se trouve sur l'ordinateur d'une mairie. Si les cyberattaquants sont capables d'aller jusque dans les ordianateurs d'un parti, ils peuvent également aller dans les systèmes d'une mairie et réaliser des opérations qui ne vont pas totalement compromettre les élections, mais amener de la désorganisation".

Les machines à voter, autre menace ?

Mais Sébastien Pietrasanta, par ailleurs proche de Vincent Peillon, soulève le problème des machines à voter. Ce ne sont pas les machines qui sont vulnérables, elles sont déconnectées d'internet, mais le risque pèse sur les personnes chargées de configurer les programmes. "Il existe encore plusieurs dizaines de communes qui utilisent ce moyen, ce qui représente un million d'electeurs", rappelle l'élu. Ce dernier souhaiterait revenir au format papier. 

Plus d'articles

Lire et commenter