VIDÉO - "Do you speak english ?" : quel est le niveau d'anglais de nos candidats à la présidentielle ?

LANGUES VIVANTES – Le premier tour de la présidentielle approche à grands pas. L'occasion pour la rédaction de LCI de comparer le niveau de nos candidats à l’élection présidentielle en matière de langues étrangères, et notamment l'anglais. Car si certains maîtrisent la langue de Shakespeare, d’autres en revanche ont plus de mal. De quoi donner lieu à des scènes cocasses...

Plus que quelques jours avant le premier tour de la présidentielle. Si la campagne bat son plein en France, pour les candidats, c'est c'est aussi l'occasion de se faire adouber par les dirigeants étrangers et de montrer qu'ils ont une envergure internationale. Marine Le Pen s'est par exemple rendue ce week-end en Russie pour rencontrer Vladimir Poutine et Benoît Hamon est reçu mardi par Angela Merkel en Allemagne.L'occasion, donc, de converser en anglais, même si la langue de Shakespeare n'est pas toujours la tasse de thé de nos politiques... Jacques Chirac, et son célèbre "Do you want me to go back to my plan", Nicolas Sarkozy, avec son "Sorry for the time", ou encore François Hollande, moqué pour son "it’s cold in Washington", en sont les parfait exemples. Mais qu’en est-il des candidats à cette présidentielle 2017 ?

Well done

Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon sont, sans conteste, les premiers de la classe. Le candidat d'En Marche !, passé par la banque d’affaires Rothschild, n’hésite pas à utiliser ses talents d’orateurs shakespearien. Quant au leader du parti Debout la France, diplômé de l’IEP de Paris, il n’a pas de mal à tirer à boulet rouge sur l’Europe... même en anglais. François Fillon, passé au poste de Premier ministre et marié à Pénélope Fillon, une Britannique, ne surprend personne lorsqu’il exprime dans cette langue. Enfin Benoît Hamon, interrogé sur le plateau de TF1 lors de la primaire de la gauche face à Manuel Valls, avait affirmé parler "couramment" l'anglais. Mais aucune trace ne nous le prouve véritablement hormis un petit "yes"…

"I'm very dangerous"

Jean-Luc Mélenchon, Jean Lassalle ou encore Philippe Poutou, eux, ne cachent pas leurs lacunes. Celui qui incarne le mouvement de la France insoumise s’est ouvertement moqué de son accent et sa grammaire en déplacement à la London Global University pour parler d’alternative à l'austérité, en lâchant : "I'm very dangerous". Son rival, Jean Lassalle, qui intéresse les journalistes du monde entier avec sa marche vers l’Élysée, a fait l’objet d’un reportage du service anglophone de Radio France Internationale. À cette occasion, l’élu a mis en avant son accent…  

Help !

Marine Le Pen, pour sa part, ne comprend et ne parle pas un mot d’anglais. En déplacement à New York, pour assister au gala du magazine Time, la présidente du Front national n'a pas lâché d'une semelle son traducteur pour comprendre les questions des journalistes… 

Span-english

Si Jean-Luc Mélenchon, encore lui, sort les rames pour s’exprimer en anglais, il semble plus à l’aise lorsqu’il s’agit d’utiliser l’espagnol. Logique lorsqu’on sait que le grand-père paternel du candidat est lui-même un Espagnol de la région de Murcie. Jacques Cheminade, qui a grandi à Buenos Aires, n'a lui aussi rien perdu de son espagnol et l'a prouvé dans une interview accordée à un blog hispanophone. Comme quoi, un talent peut en cacher un autre...

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