VIDÉO - Emmanuel Macron a décidé de l'augmenter : mais au fait, c'est quoi la CSG ?

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RAPPEL - Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, la hausse de la CSG d’1,7 point, qui compensera la suppression des cotisations salariales maladies et chômage, pourrait être effective dès 2018. Mais que se cache-t-il derrière ces trois lettres qui figurent chaque mois sur une des lignes de la fiche de paie des salariés sans que ces derniers n'en connaissent forcément leur origine ?

C'était l'une des mesures phares du candidat Emmanuel Macron. La hausse de la CSG de 1,7 point, qui servira à compenser la suppression des cotisations maladies et chômage, devrait être effective dès le 1er janvier 2018, d'après le "programme de travail" présenté  ce mardi à la presse par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.


Alors que ces trois lettres sont de nouveau sur le devant de la scène, LCI revient sur l'origine de cet acronyme qui figure chaque mois sur l'une des lignes de la fiche de paie des salariés sans que ce derniers ne sachent forcément ce qui se cache derrière.

En vigueur depuis 1991

La CSG, pour Contribution Sociale Généralisée, est un impôt qui s’applique depuis 1991. Imaginée par le gouvernement Rocard pour combler le "trou de la Sécu", elle représente vingt-six ans plus tard, près de 16% des ressources de la Sécurité sociale.


Son principe ? Diversifier le mode de financement de la protection sociale, qui reposait jusqu'en 1990 essentiellement sur les cotisations sociales. 

Premier impôt direct en France

La CSG est prélevée sur les salaires, primes et indemnités diverses des salariés, sur les revenus de remplacement (pensions de retraite, allocations chômage, indemnités journalières...), ainsi que sur les revenus du patrimoine (revenus fonciers, rentes viagères...), les revenus de placement (revenus mobiliers, plus-values immobilières...) et sur certains revenus de jeux. Initialement fixé à 1,1 %, son taux est passé à 2,4 % en 1993, à 3,4 % en 1996 et à 7,5 % en 1998.

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Hausse de la CSG : les gagnants et les perdants

Elle est prélevée à la source sur la plupart des revenus, à l’exception des prestations sociales et familiales. Elle est recouvrée par l'URSSAF pour la partie revenus d’activité et par l’administration fiscale pour la partie revenus du patrimoine.


Son rendement (93,8 milliards d’euros en 2016), est plus important que l’impôt sur le revenu et devrait s'accroître de près de 22 milliards d'euros avec la nouvelle hausse programmée.

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