VIDÉO - Un sénateur américain dénonce l’implication de Moscou dans la campagne présidentielle française

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ESPIONNAGE ? - C’est une déclaration aux allures de guerre froide. Le chef de la commission du Renseignement du Sénat américain a affirmé mercredi que la Russie tentait de s’immiscer dans les élections présidentielles de différents pays. Après les USA, elle ciblerait la France.

Moscou a-t-il joué un rôle dans l’élection de Donald Trump ? Outre-Atlantique cette hypothèse semble de plus en plus crédible pour les analystes. La commission du Renseignement du Sénat américain est d’ailleurs chargée de mener l’enquête et démarrera ses auditions ce jeudi.

Pour le président de cette puissante commission, le but est "de mieux informer le public" non seulement aux Etats-Unis mais aussi "à travers le monde sur ce que prépare la Russie". Car Richard Burr en est persuadé, Moscou ne s'est pas limité à la seule élection américaine.

Lors d'une conférence de presse, il a déclaré "qu'il est raisonnable de dire, d'après ce que tout le monde estime, que les Russes sont activement impliqués dans les élections françaises". Et d'ajouter : "Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de communiquer au reste du monde ce qu'il se passe, parce que nous sommes face désormais à la diffamation de candidats". 

La menace est là. - Bruno Le Roux, ministre de l'Intérieur - Le 2 mars 2017

Le gouvernement français est déjà en alerte depuis plusieurs semaines. Le 1er mars, François Hollande avait ordonné la "mobilisation" de "tous les moyens nécessaires de l'Etat" face aux cybermenaces qui pèsent sur la présidentielle. Le ministre de l'Intérieur d'alors, Bruno Le Roux, confiait dans la foulée que "tous les candidats" à l'élection présidentielle étaient potentiellement menacés par les cyberattaques. 

"La menace est là", avait-il alerté. "Elle est sur les sites des candidats, je leur ai demandé qu'ils puissent sécuriser leurs sites. Il a été mis à disposition l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) pour les aider." Dès le mois de janvier, le patron de cette agence, Guillaume Poupard, s'était publiquement inquiété de la cybermenace pesant sur la présidentielle, lors d'une audition devant la commission "défense" de l'Assemblée national fin janvier. Le gouvernement assure que "les services de renseignement sont mobilisés".

De son côté, le Kremlin dément. Lors de la rencontre entre la candidate du FN, Marine el Pen et Vladimir Poutine, le président russe avait tenu à rassurer l'opinion française et internationale en affirmant qu'il n'y avait pas d'ingérence russe dans la campagne française. 

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