VIDÉO - François Fillon chahuté à chaque déplacement : une opération reconquête en forme de chemin de croix

VAILLE QUE VAILLE - Embourbé dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de sa femme Penelope, le candidat Les Républicains est de retour sur le terrain. François Fillon veut relancer sa campagne et dépasser les attaques, mais la grogne monte toujours. Dans l'Aube mardi, dans l'Essonne mercredi et en Poitou-Charentes ce jeudi, l'ancien Ministre est arrivé sous des huées et des sifflets.

Après avoir tenu une conférence de presse lundi pour s’expliquer et présenter ses excuses aux Français, François Fillon poursuit l'opération reconquête. C’est à travers une lettre ouverte, publiée mercredi par nos confrères de Ouest France, que l'ancien Premier ministre a d'abord tenté de calmer le jeu. S’il y répète sa ligne de défense, il prévient également que "rien n’ébranlera (sa) volonté." "Rien ne me détournera des vrais enjeux de cette campagne présidentielle", y affirme-t-il.


Le vainqueur de la primaire de la droite a ensuite intensifié ses efforts pour relancer très vite sa campagne. Dès mercredi, le voilà de nouveau sur le terrain, dans l’Aube. Première étape : une visite de l’usine Le Coq Sportif, fierté industrielle française. Mais son mea culpa n’aura pas convaincu tout le monde. "Escroc, rembourse tes dettes", lui crie-t-on à son arrivée. Huées, invectives, une vingtaine de manifestants attendaient de pied ferme François Fillon. Ce dernier esquive la cohue et entre discrètement dans les locaux, en compagnie du sénateur-maire de Troyes, François Baroin.

C'est qui l'assisté ?Un militant PC

Quelques heures plus tard, c’est au technopole de l’Aube, à Troyes, qu’il a rendez-vous. Ici encore,  des militants PC lui ont réservé un comité d’accueil. "Fillon rends nous nos sous", "J’ai pene pour vivre", "C’est qui l’assisté ?", peut-on lire en vrac sur leurs pancartes.


Et le chemin de croix du candidat Les Républicains n’est pas fini. D’autres manifestants l’attendent, un peu plus tard devant la médiathèque de la ville. Cette fois, le ton monte face à des militants pro-Fillon, bien résolus à défendre leur candidat.


Sans se soucier des critiques, l’ancien Premier ministre poursuit le lendemain sa campagne dans l’Essonne. Voulant évoquer les questions de sécurité, son équipe a programmé une visite du centre de surveillance urbaine d'Athis-Mons. Des sympathisants de La France insoumise poursuivent sa voiture, jusqu’aux grilles qui encerclent les locaux. Au rythme des cuillères qu’ils frappent sur des casseroles, ils multiplient les attaques  et scandent : "Remboursez l’argent de nos impôts".

En vidéo

A Athis-Mons, des partisans de Mélenchon accueillent François Fillon avec des casseroles

Un candidat en perte de vitesse ?

Ce jeudi, les avocats du candidat passent à l'offensive, clamant que l'enquête visant leur client est "illégale".  Ils demandent au Parquet national financier (PNF) de se dessaisir de l'enquête. L'affaire s'arrêtera-t-elle là ? "Non" lui répondent des opposants postés devant la salle où François Fillon mènent ce soir un meeting. Armés également de casseroles, ils réclament le remboursement du "million".


Les difficultés devraient donc persister. Selon un sondage Elabe rendu public ce jeudi, la cote du candidat a déjà perdu 13 points en un mois. Seuls 22% des Français ont aujourd’hui une image positive de François Fillon.

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L'affaire Penelope Fillon

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