VIDÉO - François Hollande : finalement, le changement, "ce n'était pas tout de suite"

2012-2017 - En visite à Sarcelles, le 31 mars, le président de la République a repris son slogan de campagne pour l'amender. "Le changement", ce n'était finalement pas "maintenant".

Qui ne se souvient pas du célèbre slogan de campagne de François Hollande ? "Le changement, c'est maintenant", récitait alors en chœur, dans une chorégraphie surprenante, une famille socialiste où l'on comptait les futurs frondeurs Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, mais aussi... Manuel Valls. Le quinquennat a depuis fait son œuvre, "le monde de la finance" n'a pas vraiment été l'adversaire du mandat de François Hollande, tandis que les violences policières, l'état d'urgence et la loi Travail ont considérablement fendillé la famille socialiste, entre les tenants de son aile gauche et ceux de son aile droite.

De la même façon, le slogan s'est transformé en gimmick pour lancements ou titres de presse qui venaient évaluer les résultats des politiques présidentielles. De quoi amener François Hollande, qui compte les semaines jusqu'à la fin de son mandat, à ne pas oublier, lui. En déplacement à Sarcelles vendredi 31 mars, le Président a même remis au goût du jour la formule qui avait tant fait parler lors de sa campagne victorieuse de 2012. Interrogé sur la façon dont il vivait la fin du quinquennat, il s'est d'abord livré à une forme de satisfecit :

Si je vis bien la fin du quinquennat, c'est qu'il a dû être pour une part réussiFrançois Hollande, à Sarcelles

Le chef de l'Etat a ensuite concédé : "Le début était plus difficile, j'héritais d'une situation qui était tendue", en référence au contexte dans les banlieues, et notamment à Villiers-le-Bel (cette ville était en proie aux tensions, cinq ans après la mort de deux adolescents renversés par un véhicule de police). "Ça prend du temps, il y a de l'impatience." Et François Hollande de reprendre son antienne : "Moi-même j'y ai contribué quand j'avais dit : 'Le changement, c'est maintenant', alors que ce n'était pas tout de suite."


Les banlieues populaires restent en effet en proie à des difficultés, avec notamment un chômage 2,5 fois plus élevé que la moyenne nationale. Certaines de ces zones sont également le lieu de tensions particulièrement fortes avec la police, comme a pu le rappeler l'agression du jeune Théo, à Aulnay-sous-Bois, début février.

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