VIDÉO - "Grand débat" : comment s'en sont sortis Arthaud, Lassalle, Poutou et les autres "petits" candidats ?

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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DÉCOUVERTE – Mardi soir, sur BFM TV et C News, les "petits" candidats à l'élection présidentielle sont sortis de l'ombre. Entre Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, François Asselineau, Jean Lassalle et Jacques Cheminade, qui a tiré son épingle du jeu ? Tour d'horizon (par ordre alphabétique).

Ils étaient six à découvrir le grand plateau d'un débat présidentiel pour la première fois de la campagne, mardi 4 avril, sur le plateau de BFM TV et CNews. LCI se propose de faire une revue d'effectif.

Nathalie Arthaud, une prof en colère

Si, à l'extrême gauche de ce débat, Philippe Poutou lui a volé la vedette (voir ci-dessous), Nathalie Arthaud n'a cessé, tout au long de ses interventions colériques, de fustiger le capitalisme et l'exploitation des travailleurs, égratignant au passage Jean-Luc Mélenchon sur sa volonté de changer de Constitution. La candidate Lutte ouvrière n'a, en outre, pas manqué de s'en prendre à François Fillon - "Vous avez avoué des erreurs. Pour moins que ça, des gens sont mis à la porte" - mais surtout la candidate du Front national. "La laïcité de Mme Le Pen, c'est un paravent, une façon d'avancer sur votre racisme, votre xénophobie", a –t-elle lancé.

François Asselineau : TOUT est la faute de l'Europe

Avec lui, les choses sont simples : tout est de la faute des traités européens  - qu'il connait visiblement parfaitement. Candidat du "Frexit", l'intransigeant leader de l'UPR n'a pas manqué une occasion de fracasser l'Union, mais aussi ceux qui souhaitent la réformer. "C'est dormir toute sa vie que de croire à ses rêves", a-t-il cité. Et quand Emmanuel Macron lui a donné raison sur la question du financement du terrorisme par l'Arabie Saoudite ou le Qatar, la réponse a fusé : "Vous êtes toujours d'accord avec tout le monde". Marine Le Pen a apprécié. 

Jacques Cheminade : le roi de la référence

"L'homme en colère" du début de débat a laissé la place à un débatteur adepte des références venues de loin, citant aussi bien Jaurès au lieu d'Aragon qu'un plan Fouchet de 1962, du nom d'un diplomate devenu ministre de l'Education du président de Gaulle. Contempteur des "dictatures financières", Jacques Cheminade s'est aussi transformé en prédicateur, anticipant notamment "un tsunami financier" et une rebellion "des faibles", à qui l'on a "imposé des dettes au bénéfice des intérêts financiers".

Nicolas Dupont-Aignan : Macron et Fillon dans le viseur

Ce débat à onze, il l'attendait de longue date. Dans l'arène, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas failli à sa réputation de bretteur. Parmi ses cibles favorites, Emmanuel Macron, qu'il a systématiquement renvoyé à son expérience gouvernementale, mais surtout François Fillon. "Je n'ai jamais trahi mes idéaux, Je ne signerai pas les traités (européens)", a-t-il une première fois attaqué. Plus loin, le candidat souverainiste a accusé ses adversaires d'être allés chercher "des ordres" à Berlin durant la campagne. "Minable", a grommelé l'ancien Premier ministre, directement visé. 

Jean Lassalle : un volcan s'éveille

Discret, voire amorphe, avant la coupure pub, le centriste s'est quelque peu réveillé à la reprise, sur la politique étrangère, puis avec cette formule savoureuse au sujet de la moralisation de la vie politique : "Un président exemplaire ? Cela fait 40 ans qu'il n'y en a pas eu." Quant à sa prestation, c'est l'intéressé qui la juge le mieux.

En vidéo

Les fous rires de Macron, Asselineau (et même Fillon) quand Lassalle fait son show

Philippe Poutou : le coup d'éclat permanent

T-shirt (col tunisien) contre costumes-cravates, Philippe Poutou a affiché sa différence, ce mardi soir. Après avoir séché la photo de famille, l'ouvrier de Blanquefort (Gironde) a profité de ses premiers instants de parole pour épingler "les politiciens corrompus […] qui se reconnaîtront" dans la salle. Ambiance.

Plus loin, le candidat NPA a profité du chapitre sur la moralisation de la vie politique pour s'en prendre bille en tête à deux de ses voisins : "Fillon, plus on fouille et plus on sent la corruption et la triche". Quant à Marine Le Pen, "pareil, on pique dans les caisses publiques, c’est pas ici, c’est en Europe". Indignation des intéressés, mais pas de Jean-Luc Mélenchon qui a, comme dans le public, applaudi sa proposition de fixer le traitement des élus au salaire moyen des Français. "Au moins, les gens courront moins après le poste", a enfoncé Philippe Poutou.

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