VIDÉO - Macron, Ferrand, Dati... à la peine durant ces législatives, NKM règle ses comptes

LÉGISLATIVES - En difficulté dans la 2e circonscription de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet a accusé beaucoup de personnalités politiques d'avoir souhaité sa défaite, ce matin sur LCI, de Benjamin Griveaux à Rachida Dati.

Arrivée en seconde position dans la 2e circonscription de Paris avec 18,13% des voix (loin derrière le candidat REM Gilles Le Gendre et ses 41,81%), Nathalie Kosciusko-Morizet est revenu ce matin sur LCI, sur les raisons de cet échec, et les personnes qui selon elle ont oeuvré pour. 


La conseillère de Paris s'est d'abord étonnée d'avoir eu en face d'elle un candidat de La République en marche, quand certains cadors de droite comme Thierry Solère ou Franck Riester ont été épargnés. "On avait en face une candidature En marche qui est parue assez surprenante pour une grande part de l’électorat, disant 'on ne comprend pas pourquoi vous êtes la seule de votre genre à avoir une candidature en marche'" a expliqué l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. 

En dépit de toute la logique politique ils ont mis là un candidat parce qu’il était l’ami du patron du partiNKM

"Je suis la seule de cette catégorie à avoir un candidat La République en marche contre moi. Je me suis moi-même posé la question. On m’a répondu de manière assez cash" a avancé la candidate LR. "Il y a deux raisons, qui ne sont pas vraiment dissimulées. La première, c’est qu’en fait, il n’y en avait pas, au début, de candidat REM dans la première liste qui a été publiée. Il y en a un qui a été rajouté, pas particulièrement sur la demande d’Emmanuel Macron mais sur celle de Richard Ferrand. 


C’est-à-dire que c’est un proche de Richard Ferrand et il tenait beaucoup à se présenter. Donc en dépit de toute la logique politique, ils ont mis là un candidat parce qu’il était l’ami du patron du parti." "La deuxième raison, c’est une raison qui est liée à la municipale de Paris. Il y a dans le mouvement En marche, des gens, des personnalités, qui ont envie de faire la bataille de Paris en 2020. Et qui verrait plutôt d’un bon œil qu’on élimine la concurrence possible. C’est notamment Benjamin Griveaux", a ajouté Nathalie Kosciusko-Morizet.

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Nathalie Kosciusko-Morizet : "On en prête toujours beaucoup à Rachida Dati, on n’a pas toujours tort"

La candidate a également été interrogée sur les manœuvres que l'on prête à Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris. "On en prête toujours beaucoup à Rachida Dati, on n’a pas toujours tort. Mais elle a en quelque sorte joué au PMU dans cette élection. Rachida Dati a poussé d'abord Henri Guaino. Comme il ne se décidait pas au début, elle a soutenu Jean-Pierre Lecoq. Puis elle a aussi placé une ancienne conseillère d'arrondissement au côté du candidat En marche. (...) Dans la vie politique, quand votre objectif, c'est de vous faire perdre, c'est plus facile à atteindre que gagner."

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