VIDÉO - Manuel Valls (légèrement) giflé par un jeune homme à la sortie de la mairie de Lamballe

(PRESQUE) PAN - L'ancien Premier ministre était en visite à Lamballe (Côtes d'Armor) quand il a été atteint par un jeune homme, lui assénant une (très) légère gifle, alors qu'il sortait de la mairie.

Dure campagne pour Manuel Valls. L'ancien Premier ministre, qui avait déjà été enfariné par un sympathisant de gauche qui lui en voulait de l'usage du 49-3, lors d'un déplacement à Strasbourg, a été l'objet d'un soufflet, alors qu'il était en visite dans la petite ville de Lamballe dans les Côtes-d'Armor, le 17 janvier. 

Accompagné du président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, le candidat de la primaire organisée par le Parti socialiste serrait des mains en sortant de la mairie, quand un jeune homme de haute stature, sweat violet, lui a adressé une légère baffe, comme le rapporte Le Télégramme qui a filmé la séquence, le tout ponctué d'une déclaration : "Ici, c'est la Bretagne".

Mal lui en a pris. L'ex-Premier ministre, entouré de gardes du corps, n'est pas impunément atteignable et le jeune homme a aussitôt été violemment jeté contre une grille par un vigile avant d'être plaqué au sol. Le jeune agresseur a été remis à la gendarmerie et placé en garde à vue pour "violences sur une personne chargée d'une mission de service public".

Il y a toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie de s'exprimerManuel Valls

Jean-Yves Le Drian a aussitôt demandé à Manuel Valls : "Ça va, Manuel ?", avant de s'engouffrer avec lui dans leur voiture stationnée à quelques mètres de là.


"Un peu sonné", jugeait Le Penthièvre, qui avait photographié la scène, l'ex-locataire de Matignon a repris du poil de la bête et réagi devant la presse expliquant, téméraire : "Moi je vais au contact des Français, je n'ai pas peur, je suis courageux", a retranscrit la journaliste de Libération Laure Bretton.


"Je ne suis pas venu parler de moi. Il y a toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie de s'exprimer", a-t-il continué. Et d'ajouter : "Il y a ceux qui contestent la démocratie et ceux qui l'incarnent comme les hommes politiques. La démocratie ne peut pas être la violence."


Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Sylvia Pinel, ses concurrents à la primaire, n'ont pas tergiversé avant de condamner l'acte dont il a été victime : 

"Farine Party"

Lorsque Manuel Valls avait été enfariné à Strasbourg, le 22 décembre, sa réaction avait été un peu plus potache : "C'était de la farine sans gluten, donc j'apprécie l'attention."


Pour autant, cet épisode aurait pu faire des émules, notamment si Manuel Valls avait maintenu son déplacement à Rennes lundi 16 janvier. Un événement Facebook baptisé "Farine Party" avait, en effet, été lancé par un collectif d’opposants à la loi Travail pour contester la venue de Manuel Valls dans la ville bretonne. 


Plus de 1700 personnes avaient marqué leur intérêt pour cet événement avant que Facebook ne supprime cette page. Il faut dire que la capitale bretonne est encore marquée par les violents affrontements en marge des manifestations contre la loi travail de mai 2016, quand Manuel Valls était à Matignon. 

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