VIDÉO - Marine Le Pen en cachalot, Macron caméléon, Fillon l'écureuil... le bestiaire politique de Giesbert

ANIMAL POLITIQUE - Invité d'Audrey Crespo-Mara, l'éditorialiste du "Point" Franz-Olivier Giesbert a présenté un livre où il s'amuse à croquer les candidats à la présidentielle en animaux.

Le monde de la politique étant souvent comparé à une jungle, quoi de plus normal que de comparer ses principaux acteurs à des animaux ? C'est le raisonnement de l'éditorialiste du Point Franz-Olivier Giesbert, invité de LCI ce lundi matin pour évoquer l'un de ses derniers livres, "Le Théâtre des incapables". Ancien dirigeant du Nouvel Obs, du Figaro et de Libération, cet homme de presse, romancier par ailleurs, a donc présenté la galerie en pastichant à sa façon les différents candidats à la présidentielle.

Mélenchon le coq gaulois

Franz-Olivier Giesbert offre un portrait doux-amer du candidat de la France insoumise, dont il salue "le talent fou"  : "à l'écouter, on peut avoir les larmes aux yeux". Point de friction essentiel entre les deux hommes : les vues économiques. En libéral convaincu, FOG juge le programme de Jean-Luc Mélenchon en la matière "épouvantable".


Pourquoi le coq ? "Il incarne la France à cause de sa culture, avec ses mauvais côtés. Il adore Robespierre, d'ailleurs, je ne sais pas pourquoi."

Hamon le paresseux

Cruel, Franz-Olivier Giesbert a imaginé le champion socialiste en "cet animal qui dort 16 heures par jour et qui bouffe des feuilles toute la journée". "C'est la France qu'il représente", juge-t-il, fustigeant ainsi ce que Benoît Hamon propose en matière de légalisation du cannabis ou, évidemment, le revenu universel, "une pension", affirme-t-il à propos de la proposition-phare de celui qu'il avait surnommé "Oui-Oui" au début de la campagne. 

Macron le caméléon

Pour le patron du mouvement En Marche !, la comparaison est plus sympathique : "Sur Macron, je me suis trompé. A 39 ans, je pensais qu'il n'irait nulle part. [...] Il lui manquait des cheveux blancs. Mais il se comporte comme quelqu'un qui a de l'expérience, c'est le bouquet final ! Et il arrive à réunir des gens de droite, des juppéistes. Et il y a la grosse prise qui arrive, avec Jean-Yves Le Drian. C'est vraiment le jeune homme politique expérimenté."

Fillon l'écureuil

Deux analyses pour François Fillon. L'une basée sur les affaires et sur le goût pour l'argent que lui attribue l'éditorialiste : "Il amasse", comme le fait cet animal avec ses noisettes. Mais FOG voit dans cette comparaison une certaine résilience qui symbolise la dureté au combat de François Fillon, qui a maintenu sa candidature malgré les affaires qui lui sont tombées dessus : "Tout le monde lui tire au-dessus et personne n'arrive à l'attraper. C'est pour ça qu'il a une petite chance d'être élu. Les gens adorent les blessures, quand quelqu'un est à terre et se relève."

Le Pen le cachalot

Pas d'attaque physique, ici : "Je déteste ça", assure FOG. Mais la comparaison avec le cétacé revêt une habileté : "Elle sait disparaître. Elle gère sa campagne. Alors elle disparaît, elle revient, elle décide de tout elle-même. François Mitterrand faisait un peu la même chose, il savait disparaître." Une référence à la diète médiatique que s'était imposée la patronne du Front national avant d'entrer en campagne, et dont les thèmes de campagne font réagir l'ensemble de ses adversaires.

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