VIDÉO - Avant Brigitte Macron : les Premières dames de la Ve République, autant de styles que de femmes

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
RÉTRO - Brigitte Macron est la huitième première dame de la cinquième République. Si les femmes qui l'ont précédée à cette place ont endossé un rôle protocolaire, toutes l'ont fait dans des styles très différents. Revue de détail.

Certaines ont brillé par leur exubérance ou par leur discrétion quand d'autres ont été au moins aussi populaires ou médiatisées que leur Président de mari. D'Yvonne de Gaulle à Danielle Mitterrand en passant par Claude Pompidou jusqu'à Bernadette Chirac et Carla-Bruni Sarkozy... le rôle de première dame sous la cinquième République a été marqué par autant de styles que l'Elysée a vu défiler de femmes.


Outre la personnalité de chacune, cela s'explique entre autres par le fait qu'aucun texte officiel ne mentionne actuellement le conjoint du chef de l’Etat.

Yvonne de Gaulle, la réservée (1959-1969)

Respectueuse des traditions et des valeurs morales, elle est surnommée "tante Yvonne". Discrète sur la scène publique, elle mène un train de vie simple à l’Elysée et n'intervient que ponctuellement auprès de son mari. Ce fut notamment le cas en 1967, en faveur de la loi Neuwirth qui autorise la contraception orale. 

Claude Pompidou, la flamboyante (1969-1974)

Surnommée "Reine Claude" ou "Madame de Pompidour" à cause de ses goûts de luxe, elle n'a pas brillé par sa discrétion.

Amoureuse de la mode, elle parvient à faire évoluer le protocole vestimentaire traditionnel en représentant notamment la haute couture française lors de ses voyages officiels. Férue d'art contemporain, elle ne se prive pas de moderniser l’Elysée qu'elle redécore intégralement.

Elle crée en outre une fondation qui œuvre pour les personnes âgées et handicapées. 

Anne-Aymone Giscard d’Estaing, la 1ère "première dame" (1974-1981)

On la surnomme "Madame DQ" pour "Dignité-Qualité".

En charge des questions sociales, elle devient la première femme de président à avoir un vrai rôle et possède son propre bureau au rez-de-chaussée de l’Élysée. Ponctuellement, il lui arrive d'organiser des rencontres avec les femmes membres du gouvernement, dont Simone Veil.

Danielle Mitterrand, la militante (1981-1995)

Plus à l’aise quand il s'agit de défendre les droits de l’Homme que dans le rôle de première dame, cette authentique résistante crée la Fondation France Libertés.


Soutien au peuples kurde, partage équitable de l’eau… elle défend ardemment de nombreuses causes qui lui son chères.

Bernadette Chirac, l’infatigable (1995-2007)

Dans un premier temps, elle se tient éloignée des caméras.  Mais celle qui prend alors très à cœur son rôle de première dame,  devient pendant le second mandat de son époux une figure politique centrale et n’hésite pas à donner son avis au Président. 

Ce fut le cas en 1997, lorsqu'elle lui déconseille de dissoudre l’Assemblée. 


A côté de ses activités de première dame, celle que l'on surnomme "la tortue" ou "Bernie",  a deux mandats politiques : seconde-adjointe au maire de Sarran et conseillère du canton de Corrèze.

Cécilia Sarkozy, l’éphémère (2007)

Son couple rencontre des problèmes avant même l'élection de Nicolas Sarkozy. Ils se séparent officiellement quatre mois plus tard. 

Carla Bruni-Sarkozy, l’atout charme (2008-2012)

Lors de certaines visites d'Etat, la présence de l'ex-mannequin est parfois aussi commentée que celle de son mari. Ce fut le cas de leur déplacement au Royaume-Uni, particulièrement médiatisé.


Elle devient ambassadrice de la lutte contre le sida et crée sa fondation destinée à promouvoir l'accès à la culture et à la connaissance pour tous.


En parallèle, Carla Bruni continue sa carrière de chanteuse  et sort même un album pendant le mandat de son époux.

Valérie Trierweiler, la mal-aimée (2012-2014)

Journaliste, elle conserve son poste et signe, chaque semaine, une chronique littéraire. La "First lady" pas mariée au chef de l'Etat peine à trouver ses marques. Elle s'engage toutefois en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes ou de l'amélioration du sort des populations déplacées. 


L'Elysée officialise sa rupture avec François Hollande en janvier 2014 après l'annonce dans Closer de la liaison cachée de ce dernier avec l'actrice Julie Gayet.

Brigitte Macron, l'officielle ?

La huitième femme de l'Elysée pourrait devenir la première première dame de France à avoir un "véritable rôle public" selon le souhait du nouveau Président. Lors de sa campagne, ce dernier a affirmé à plusieurs reprises vouloir sortir d'une "hypocrisie française".  Jusqu'à présent, la Constitution ne fait mention ni de la fonction, ni du statut, ni d'une quelconque mission.

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