VIDÉO - Pour Louis Aliot, Quotidien et Mediapart "font de l'espionnage" contre le FN

COMPLOT - Invité de la matinale de LCI, Louis Aliot, député européen Front national, a déclaré que les médias Quotidien et Mediapart "font de l'espionnage".

Pour lui, c'est aussi simple que ça : Quotidien et Mediapart "font de l'espionnage". Le député européen Front national Louis Aliot, invité de la matinale de LCI, a expliqué pourquoi plusieurs médias avaient été interdits d'accès au dernier meeting de Marine Le Pen à Villepinte, comme l'ont rapporté les journalistes sur place.


A la question de savoir si "le tri des journalistes était mis en place", le compagnon de Marine Le Pen a ainsi rétorqué : "Non, je vous signale que Mediapart avait organisé un débat des candidats à la présidentielle où il n'a pas voulu convier Marine Le Pen. Nous appliquons la jurisprudence Mediapart." Puis ajoute : "On n'a peur de rien, ces gens-là sont intolérants. Ils ne veulent pas du débat démocratique en refusant d'inviter Marine Le Pen à un débat qu'ils organisent. Pourquoi voudriez-vous que nous invitions Mediapart à nos réunions ?"

"ils font de l'espionnage, on peut appeler ça comme ça"Louis Aliot

Après s'être vu opposer que Mediapart et Quotidien réalisent pourtant des interviews des membres du Front national dans leurs médias respectifs, Louis Aliot a tranché : "Non, ils font de l'espionnage, on peut appeler ça comme ça." Une sortie qui fait écho aux propos de Aymeric Merlaud, responsable FN en Maine-et-Loire, qui exprimait son souhait de "créer un ordre des journalistes" pour "sanctionner des pratiques mauvaises", déplorant par exemple "des pratiques d'espionnage". Auprès de LCI, Louis Aliot n'a pas cautionné cette déclaration, estimant qu'elle n'émanait pas du Front national mais d'un "lambda" du parti "sans responsabilité".


Quant aux allégations de Louis Aliot sur le refus de Mediapart d'inviter Marine Le Pen à un débat, elles sont exactes... mais un peu datées. En 2012, en effet, le journal d'investigation avait détaillé son choix de ne pas convier la candidate frontiste à une émission sur l'élection présidentielle, expliquant que "parler politique avec Marine Le Pen" était "un exercice vain" et qu'à cela il fallait préférer "l'enquête et le reportage". Ce que la rédaction de Mediapart a fait depuis, à travers le travail de la journaliste Marine Turchi. 

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