VIDÉO - Président des Internets #4 : Hamon, la résurrection ?

CAMPAGNE 2.0 - Cette semaine, pour le quatrième épisode de Président des Internets, Benoît Hamon fait son grand retour sur la toile ! Mais abandonné par une partie des siens, pas sûr qu’il en profite longtemps. "Président des Internets" est une série qui scrute l'élection présidentielle 2017 à travers Twitter, Facebook et Google, réalisée par le CFJ pour LCI.

Depuis plusieurs semaines, Benoît Hamon traversait la campagne présidentielle comme un fantôme. Éclipsé par la cacophonie judiciaire de l'affaire Fillon, effacé par les sorties médiatiques d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen... Le vainqueur de la primaire de la gauche était inaudible et ne parvenait pas à imposer ses thèmes de campagne : revenu universel, transition écologique, lutte contre les perturbateurs endocriniens... 


Curieusement, ce sont les principaux détracteurs du candidat PS qui l'ont remis en selle : les "réformateurs", c'est-à-dire l'aile droite du PS, hésitent de moins en moins entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron... et se prononcent pour le candidat d’En Marche !, à l'instar de Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris, et Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Les mises en garde de la part des membres du gouvernement (Stéphane Le Foll, Bernard Cazeneuve) se sont également multipliées depuis lundi. 

Comparaison hasardeuse

L’accumulation des signaux d’alerte ont fini par attirer l’attention des internautes, qui ont souligné la situation périlleuse du Breton. Le choix des socialistes lui, divise, entre ceux qui y voit une trahison des promesses faites pendant la primaire et les autres, qui reconnaissent la nécessité de faire barrage à la montée du Front National. La série de défections lui aura au moins permis à Benoît Hamon de recentrer les discussion autour de sa candidature.


Et il a eu une occasion en or de la défendre jeudi, lors de l'Émission politique sur France 2. Hamon a enchaîné quelques punchlines pour le plus grand bonheur des internautes. Le programme de Macron ? "Un marchepied pour le FN". Laurent Wauquiez, son opposant de droite ? "Un hologramme de Le Pen". Des déclarations qui ont suscité des réactions mitigées, de nombreux internautes jugeant la comparaison exagérée. 


L'affaire Fillon occupe moins l'espace médiatique, surtout depuis le renoncement définitif d'Alain Juppé. Elle laisse place à d’autres débats. Un répit qui pourrait prendre fin le 15 mars, date de la convocation du candidat de la droite devant les juges d’instruction. 

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Benoît Hamon, candidat du PS à la présidentielle

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