VIDÉO - Maintenant qu'il est président, qui Macron va-t-il choisir comme Premier ministre ?

MATIGNON – Lors de la campagne, Emmanuel Macron n'a pas voulu révéler le nom de son Premier ou sa Première ministre. Maintenant qu'il est Président, les spéculations vont bon train. LCI fait le point sur les candidats potentiels.

Qui succèdera à Bernard Cazeneuve à Matignon après la victoire d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle ? Alors que Marine Le Pen avait annoncé que Nicolas Dupont-Aignan serait à la tête de son gouvernement en cas de victoire, son adversaire d’En Marche avait ménagé le suspense. Durant l'entre-deux-tours, il avait déclaré qu'il avait arrêté son choix, ayant en tête deux "profils", celui d'un homme et d'une femme. Depuis, les spéculations n'ont pas laissé la place à de plus claires indications.

"Si je le peux, je privilégierai une femme"

Deux jours avant l'élection, il avait précisé qu'il avait désigné "in petto" son chef de gouvernement putatif. "Si je suis élu, je travaillerai sur la finalisation d'un gouvernement la semaine prochaine mais il sera annoncé après la passation de pouvoir" a-t-il dit, précisant aussi que le futur Premier ministre n'était pas au courant. L'ancien ministre de l'Economie a précisé que le chef de gouvernement "aura une expérience dans le champ politique, les compétences pour diriger une majorité parlementaire et les compétences pour animer un collectif gouvernemental profondément renouvelé où il y aura aussi quelques femmes et hommes d'expérience". 


"Si je le peux, je privilégierai une femme. Mais je ne suis pas en train de dire que je nommerai une femme Premier ministre", avait-il ensuite précisé le 28 mars lors d'une conférence de presse.

Les Premier ministre potentiels

Durant la première semaine de l'entre-deux-tours, le nom de Laurence Parisot avait été évoqué dans Marianne. L'ancienne présidente du Medef se dit en effet "prête" pour le poste de Premier ministre si Emmanuel Macron était élu le 7 mai prochain. "J'ai plusieurs fois dit que j'étais disponible à faire des choses. J'ai une expérience, je suis crédible. Donc je peux être prête".  Sauf que son nom a été rapidement écarté par Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement En Marche. "Nous menons campagne pour rassembler et servir la France, d'autres rêvent à leur carrière. Dérisoire, inconvenant et vaniteux", a en effet écrit celui-ci sur Twitter. 

Laurence Parisot s'était ensuite défendue, toujours sur Twitter, jugeant "abusif" le titre de l'article ("Quel premier ministre pour Macron ? Laurence Parisot se dit disponible"). 

Fort de son alliance scellée mi-février avec l’ex-conseiller de François Hollande, François Bayrou est naturellement un autre premier ministrable potentiel. Deux jours avant son élection, Emmanuel Macron avait confirmé que le maire de Pau aurait "un rôle important, évidemment, (...) dans le projet gouvernemental et politique". Début avril, le principal intéressé avait sous-entendu qu’il accepterait le poste s’il lui était proposé. "J’exercerai toujours les responsabilités auxquelles je pourrais être appelé si c’est l’intérêt du pays. Je n’ai jamais dit non à des responsabilités", avait-il déclaré lors du Grand Jury sur LCI. 

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Bayrou ne refusera pas Matignon si Macron lui propose

Richard Ferrand, qui fut l’un des tout premiers parlementaires socialistes à soutenir Emmanuel Macron, en tant que rapporteur de la loi portant le nom de l'ancien ministre, est également considéré comme l’un des candidats à Matignon. La confiance entre les deux hommes est totale. Néanmoins, le député PS souffre peut-être d’un manque de notoriété. 


Ce qui n’est pas le cas du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, à la tête de la troisième ville de France depuis 2001. D’autant que son pedigree politique est en adéquation avec la stratégie d’Emmanuel Macron. Ouvertement social-libéral, il n'a jamais hésité, à Lyon, à travailler avec les élus d'autres formations, en particulier les centristes. 

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La question off du 1er février 2017 : Gérard Collomb se dit "moins dans l'extrémisme socialiste qui n'a rien à voir avec la réalité"

Le nom du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été cité régulièrement. Lui qui a soutenu Emmanuel Macron "clandestinement" avant d'officialiser son ralliement fin mars est l’un des très rares ministres de François Hollande à faire l’unanimité, y compris au sein de la droite. Cette popularité acquise grâce à son action en tant que responsable des Armées pourrait être très utile à Emmanuel Macron, jugé un peu léger sur les questions de sécurité et de terrorisme. 


Si ces hommes ont été de précieux soutiens au candidat Macron, aucun n’incarne le renouvellement générationnel tant professé par le candidat. Et pour attirer les élus de droite, qui pour l’heure rechignent à rejoindre En Marche !, un autre nom sera nécessaire. Celui de Jean-Louis Borloo, par exemple, lequel s'est dit prêt "à donner un coup de main".

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D'autres noms ont été murmurés à plusieurs reprises dans les coulisses de la campagne et depuis l'élection d'Emmanuel Macron. François Patriat, sénateur de la Côte-d'Or et président du Conseil régional de Bourgogne, Jean-Paul Delevoye, ancien ministre du gouvernement Raffarin et désormais en charge des investitures "En Marche !",  Sylvie Goulard, l'eurodéputée organisatrice de la rencontre très médiatisée entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, Bruno Le Maire, ancien candidat à la primaire de la droite qui a tendu la main au président élu et s'est dit prêt à travailler avec lui, Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d'Etat aux Transports de Jacques Chirac et ancienne secrétaire d'Etat au Commerce extérieur de Nicolas Sarkozy, qui présente aussi l'avantage d'avoir pris la tête de la RATP. 


Enfin, le nom du député-maire du Havre, le juppéiste Edouard Philippe, a été lancé par RTL. De quoi achever par le centre-droit l'OPA d'Emmanuel Macron sur l'échiquier politique, après avoir siphonné le centre-gauche.

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Qui est Jean-Paul Delevoye ?

Mais selon un sondage Opinionway pour LCI, les Français préféreraient voir Christine Lagarde à Matignon, devant François Bayrou et Jean-Louis Borloo.

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