VIDÉO - VGE, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande... : amicales ou glaciales, les passations de pouvoirs ont marqué l'histoire

FLASH-BACK - François Hollande passera les pouvoirs à Emmanuel Macron ce dimanche 14 mai. Dans la tradition républicaine, la passation des pouvoirs entre l'ancien et le nouveau président de la République demeure un moment particulier, convivial ou au contraire rigoureux. Retour en images sur les précédentes investitures.

Le 14 mail, François Hollande quittera l'Élysée et remettra à son successeur Emmanuel Macron les clés de la France. 


Cet événement médiatisé se déroule selon un protocole strict, qui s'est affiné au cours des passations. Le président fraîchement élu entre dans la cour d'honneur de l'Elysée, à bord d'une voiture avec chauffeur. Il va ensuite à la rencontre du chef de l'État sortant au sommet des marches. Après la traditionnelle poignée de main sur le perron, les deux hommes regagnent l'intérieur pour s'entretenir en tête-à-tête et échanger notamment les codes nucléaires. Une fois l'entretien terminé, le nouvel occupant raccompagne son prédécesseur et le regarde remonter l'allée jusqu'à son véhicule.

Une tradition républicaine hautement symbolique

Jusqu'à présent, quatre passations de pouvoir ont eu lieu. En 1981, le premier président socialiste de la Ve République François Mitterrand prend la suite de Valéry Giscard d'Estaing dans une ambiance glaciale. VGE quitte l'Élysée à pied, et sous les sifflets du public massé devant les portes du palais présidentiel. Quatorze ans plus tard, et après une longue lutte politique, Jacques Chirac succède au président socialiste dix jours après son élection dans un climat plus apaisé. Le leader du RPR, après une dernière poignée de mains, le raccompagne jusqu'à sa voiture stationnée dans la cour de l'Élysée.


Élu le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy traverse lui l'allée de l'Elysée le 16 mai pour y rejoindre Jacques Chirac. La "trahison" de 1995 oubliée, les deux hommes s'affichent complices devant les journalistes et les photographes. L'ancien ministre de l'Intérieur, comme son précédesseur douze ans plus tôt, reconduit le président sortant jusqu'à son véhicule avant de le laisser quitter le palais présidentiel sous les honneurs de la garde présidentielle et les applaudissements du public.


En 2012, l'investiture de François Hollande est très décriée. Contraitement à l'usage, ce dernier ne raccompagne pas le chef de l'État sortant à sa voiture. Après les poignées de main entre les deux couples présidentiels, le nouvel occupant de l'Élysée tourne les talons, laissant son prédécesseur remonter seul la longue allée de la cour d'honneur. Il s'en est depuis excusé.

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