VIDÉO - Violences au meeting de Marine Le Pen : ce qu'il s’est passé à Ajaccio

INCIDENT – Quelques minutes avant que la présidente du Front National prenne la parole lors de son meeting organisé à Ajaccio, des coups de poing d’une "rare violence" ont été échangés entre des militants anti-frontistes et le service d’ordre qui tentait de les faire évacuer. Marine Le Pen s'est finalement exprimée dans une autre salle du palais des Congrès avec quelques minutes de retard.

C’est une scène particulièrement violente que rapportent les journalistes présents à Ajaccio. Ce samedi après-midi, aux alentours de 15h30,  la salle où Marine Le Pen devait donner un meeting a été évacué. Quelques minutes auparavant, vingt à trente indépendantistes corses, qui s'étaient fondus dans la foule, ont échangé de violents coups avec le service d'ordre du meeting alors que ces derniers tentaient de les faire sortir de la salle.

Du gaz lacrymogène a même été utilisé. "Quelques personnes étaient en pleurs (…), notamment des personnes âgées. D’autres toussaient", rapporte l’Agence France Presse (AFP). La salle où la présidente du Front National devait s’exprimer a finalement été évacuée et le meeting déplacé dans un autre espace du Palais des congrès d'Ajaccio. Marine Le Pen n’a pas mentionné l’incident lors de son discours. 


Le groupe corse Ghjuventu Indipendentista a très vite revendiqué l'action sur Twitter. "Nous ne pouvions accepter que la candidate du FN vienne sur notre terre distiller son discours marqué du sceau de la haine et de l'anticorsisme primaire, écrit-il. Jamais nous ne laisserons ce parti, dont l'ancien leader [Jean-Marie Le Pen, NDLR] avait demandé la peine de mort pour les prisonniers politiques corses, venir en toute sécurité dans notre pays."

L'entourage de la candidate a également réagi via le réseau social. "'Dehors les Français', scandaient les militants anti-Marine qui ont attaqué la démocratie et agressé la République à Ajaccio", a twitté Florian Philippot, le vice-président du Front National. Avant d'ajouter quelques minutes plus tard : "Une autre salle utilisée, bondée en attendant Marine. Les petits fascistes ont perdu : la démocratie a gagné."

De son côté, David Rachline, le directeur de campagne de Marine Le Pen, a accusé le préfet de "laisser les milices d'extrême gauche avancer à quelques mètres de l'entrée du meeting" et félicite sa candidate qu'il juge "imperturbable". 

Marine Le Pen, elle, a remercié les Corses présents.

A la sortie du meeting, de nouveaux incidents ont éclaté, explique le sous-préfet, Nicolas Lerner, à l'AFP. Une dizaine de jeunes "ont tenté de prendre à partie" des participants à la réunion qui sortaient du Palais des congrès. Mais des "CRS et gendarmes mobiles se sont immédiatement interposés", a-t-il ajouté. 

Suivez avec nous les dernières informations de ce week-end marathon que s'apprêtent à mener les candidats à l'élection présidentielle. Outre le meeting de Marine Le Pen, François Fillon sera ce dimanche à la Porte de Versailles. Jean-Luc Mélenchon sera quant à lui à Marseille pour un meeting en plein air à la Canebière.

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