VIDÉO - Macron en mode Laurent Blanc, mise en vente du siège du PS, retour de Penelope Fillon... : les insolites du 1er tour des législatives

LOUFOQUE - Emmanuel Macron qui embrasse le crâne de l'un de ses partisans, Penelope Fillon qui participe au dépouillement dans la Sarthe, la mise en vente du siège du Parti socialiste sur Le Bon Coin... Au lendemain du premier tour des élections législatives, LCI vous propose un rapide tour d'horizon des moments les plus insolites du scrutin.

À chaque scrutin son lot d'histoires insolites. Une fois encore, le premier tour des élections législatives a été marqué par plusieurs moments tantôt drôles, tantôt gênants, qui ont parfois fait le bonheur du web et des réseaux sociaux. Du bisou "façon Laurent Blanc à Fabien Barthez" d'Emmanuel Macron au Touquet, au dépouillement (bien réel !) de Penelope Fillon à Solesmes (Sarthe) en passant par la mise en vente du siège du Parti socialiste sur Le Bon Coin ou par l'utilisation intempestive du hashtag - mal orthographié - #Legistatives2017 sur Twitter, LCI vous propose un rapide tour d'horizon de ces instants ou de ces faits les plus loufoques de la journée de dimanche. 

Le siège du PS mis en vente sur Le Bon Coin

La débâcle du Parti socialiste a manifestement fait rire une partie du web. Un internaute – ironiquement baptisé "Camba" en référence au patron du PS Jean-Christophe Cambadélis – s’est amusé à mettre en vente le siège historique de la rue de Solférino sur Le Bon Coin. "Vends monument historique - ancien siège du parti socialiste - au 10 rue de Solférino à Paris cause mauvais résultats électoraux. Bien pour en faire un musée, folklore français", indique le texte en bas de l’annonce, précisant que l’endroit est "à rénover". Pas sûr que la blague fasse rire les socialistes…

Le bisou façon Blanc-Barthez d’Emmanuel Macron

Après avoir déposé son bulletin dans l’urne dans son bureau de vote du Touquet (Pas-de-Calais), Emmanuel Macron s’est laissé aller à un petit bain de foule avec ses partisans. Un moment capté par les caméras de télé, au cours duquel le président s’est retrouvé à embrasser le crâne chauve de l’un de ces supporters – un membre du comité de soutien local de la REM – à la manière du mythique rituel de Laurent Blanc et Fabien Barthez lors de la Coupe du monde 1998 notamment. 

Le coup de gueule d’Henri Guaino à son électorat "à vomir"

Sèchement battu et éliminé dans la 2e circonscription de Paris, Henri Guaino a visiblement mal digéré sa défaite. Se disant "maintenant libre", le candidat dissent issu des Républicains a vertement tancé son désormais ex-électorat, "à vomir" selon lui, sur BFMTV. L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy a tour à tour fustigé "les bobos dans l’entre soi" et "la bourgeoisie traditionnelle de droite" qu’il va jusqu’à qualifier de "pétainiste". 

En vidéo

Henri Guaino se lâche et estime que son électorat est "à vomir"

Les pièces d’identité tombées dans l’urne

Il a été forcé de revenir à son bureau de vote une seconde fois. À Ormes (Loiret), un électeur apparemment tête en l’air a laissé tomber son permis de conduire dans l’urne au moment d’y glisser son bulletin, a rapporté un journaliste du quotidien La République du Centre. Une petite maladresse qui l’aura théoriquement empêché de conduire toute la journée. Espérons pour lui qu’il n’était pas venu en voiture. 

Le dépouillement (non fictif) de Penelope Fillon

Très discrète depuis la défaite de son mari à la présidentielle, Penelope Fillon – qui est toujours mise en examen dans l’affaire de son possible emploi fictif à l’Assemblée nationale – est sortie de sa réserve en participant au dépouillement des bulletins à Solesmes, ville où elle réside et dont elle est conseillère municipale depuis 2014.

Les candidats qui n’ont récolté aucune voix

Si, comme le disait Gandhi, "celui qui veut nager dans l'océan de vérité, doit se réduire à zéro", certains candidats aux législatives vont bientôt pouvoir s’offrir une authentique baignade. Et pour cause : même s’ils sont rares, plusieurs aspirants députés ont eu le malheur de ne récolter aucune voix, pas même la leur ou celles de leurs proches. Dans la Creuse, Michèle Mounier, une aide-soignante de 58 ans qui se présentait sous l’étiquette "divers droite indépendante", s’est par exemple retrouvée dans ce cas de figure légèrement humiliant. 

Le beau succès des #Legistatives2017 sur Twitter

"Tellement de mépris pour les legisLatives que même le hashtag est mal écrit !" Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise, n’a pas été la seule à remarquer l’erreur. Sur Twitter en effet, le hashtag #Legistatives2017" (avec un "t" au lieu du "l") s'est retrouvé parmi les plus utilisé de la journée de dimanche, reprise notamment par plusieurs candidats - dont Jean-Luc Mélenchon. Une coquille apparue pour la première fois le 30 décembre 2015 si l’on se fie au moteur de recherche du réseau social américain. 

La sorcellerie de Saint-Denis à La Réunion

À Saint-Louis, sur l’île de La Réunion, la magie s’est-elle immiscée dans le scrutin ? Les autorités locales ont en effet fait état d’"actes de sorcellerie" devant plusieurs bureaux de vote et une église. Selon la mairie, des photos de candidats dans des feuilles de banane ont ainsi été retrouvées. 

Les nouveaux "retours vers le futur"

On en avait déjà vu lors de la présidentielle, des "voyages" dans le temps ont à nouveau eu lieu lors du premier tour des élections législatives. Des failles temporelles qu’ont eu la chance (ou pas) de franchir les électeurs de Saint-Quentin, dans la 2e circonscription de l'Aisne, où les assesseurs se sont trompés de dix ans dans la date du tampon apposé sur les cartes d’électeurs – 11 juin 2027 au lieu de 2017.

Les sacro-saints problèmes de bulletins

Plusieurs bulletins de vote ont manqué à l’appel dimanche dans de nombreux bureaux. A Fontaines-sur-Saône (Rhône) par exemple, deux candidats ont été touchés par ce genre de dysfonctionnements. "Pour les gens qui souhaitaient voter pour ces candidats, il y a eu une interruption de vote mais tout est rentré dans l’ordre à 8h40", a expliqué le maire de la commune à nos confrères du Progrès. Souci similaire à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), où "aucun bulletin réglementaire n’était disposé sur les tables" à l'ouverture des bureaux selon La Provence. Des bulletins ont dû être envoyés en urgence par la ville de Martigues tandis que d’autres ont été récupérés dans le stock de rechange de la sous-préfecture. 


A Brive-la-Gaillarde (Corrèze), les électeurs ont même dû recourir au système D. Deux candidats n’ayant pas fourni ou fourni très peu de bulletins, "les bulletins manuscrits, sur papier blanc, comportant le nom du candidat suivi de celui de son remplaçant aux dimensions validées par le représentant de l’Etat (148x105)" étaient acceptées.

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