Vote des électeurs de gauche à la primaire de droite : Fillon relance les hostilités

Vote des électeurs de gauche à la primaire de droite : Fillon relance les hostilités

CHRONIQUE DE LA PRIMAIRE - Comme Alain Juppé, François Fillon a estimé mercredi que les électeurs de gauche pouvaient participer sans problème à la primaire de droite. Ses propos ont relancé la colère du camp sarkozyste, qui y voit une traîtrise.

Le camp sarkozyste en serait presque à évoquer une conspiration. François Fillon a suscité une levée de boucliers mercredi dans l'entourage de l'ancien chef de l'Etat en déclarant, comme Alain Juppé l'a fait ces derniers jours, que les électeurs de gauche étaient les bienvenus dans la primaire de la droite et du centre. Le candidat au programme très libéral a estimé, sur LCP, qu'"il n'y avait pas de peuple de droite et de peuple de gauche".

Et le gouvernement d'ouverture alors ?

Selon François Fillon, les accusations de "parjure" lancées par Nicolas Sarkozy à ceux qui voudraient "voler" la primaire aux électeurs de droite sont "une analyse un peu étrange de la part d'un ancien président qui a fait entrer des socialistes dans son gouvernement" (ndlr : en 2007). L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy s'est également autorisé une petite leçon, assurant que, "quand on est gaulliste, on considère qu'il s'agit du peuple français". En outre, a-t-il observé, "plus il y aura d'électeurs à la primaire, plus le candidat de la droite et du centre sera à même de porter ses réformes" une fois élu. 

Réponse agacée du camp sarkozyste dès ce mercredi. Le maire LR de Châlon-sur-Saône, Gilles Platret, a jugé sur Twitter que "les portes de l'acceptable cèdent sous les coups de certaines candidatures qui se résument à 'Tout sauf Sarkozy'. Traduction : François Fillon appuierait opportunément les propos d'Alain Juppé pour faire tomber l'ancien président de la République. Une conspiration contre Nicolas Sarkozy ? Quant à Luc Chatel, plus offensif contre les rivaux de l'ex-chef de l'Etat, il a jugé "curieux, parce qu'on n'arrive pas à convaincre les électeurs de droite", de se tourner vers ceux de gauche. 

La polémique qui prend forme pointait déjà son nez lors de l'organisation de la primaire. Alors que Nicolas Sarkozy préférait un scrutin centré sur les sympathisants Les Républicains, qui lui sont majoritairement favorables, c'est finalement un scrutin "ouvert" à tous les Français - plus favorable à Alain Juppé - qui a été retenu. Et qui ne convient toujours pas à Nicolas Sarkozy, dont la progression s'enlise depuis plusieurs semaines dans les sondages. 

VIDEO - Sarkozy : "c'est la primaire de la droite et du centre, mais pas la primaire de la droite, du centre et de la gauche"

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Nicolas Sarkozy : "la primaire de la droite et du centre, mais pas la primaire de la droite, du centre et de la gauche"

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