Amazon fait une demande de chômage partiel, le ministère du Travail refuse

Amazon fait une demande de chômage partiel, le ministère du Travail refuse
Emploi

REFUS - Le géant américain de la logistique a demandé jeudi le chômage partiel pour ses six sites français dont l'activité a été suspendue, mais cette dernière n'a pas abouti a appris l'AFP auprès de la direction et du ministère du Travail.

Plusieurs milliers de personnes étaient concernées. Amazon a demandé jeudi le chômage partiel pour ses six sites français dont l'activité a été suspendue mais ne pourra pas bénéficier de ce système d'indemnisation qui concerne aujourd'hui plus d’un salarié du privé sur deux.

La direction du géant américain de la logistique a indiqué à l'AFP qu'elle avait "fait une demande de chômage partiel pour six sites, soit environ 10.000 personnes, qui n'a pas abouti". Le ministère du Travail a confirmé avoir reçu une demande "jeudi" et l'avoir refusée.

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Pour rappel, ce régime permet aux entreprises de se faire rembourser par l’État les salaires versés (70% du brut dans la limite de 4 Smic).

"Un impact sur notre activité en France"

En France, le géant du commerce en ligne  a suspendu l'activité de ses centres de distribution jusqu'au 5 mai après une décision de justice lui imposant d'évaluer les risques liés à l'épidémie de Covid-19.

La cour d'appel de Versailles avait donné raison le 24 avril aux syndicats qui réclamaient une réelle évaluation des risques liés au nouveau coronavirus, venant confirmer une décision du tribunal de Nanterre dix jours plus tôt. La cour d'appel a précisé et élargi la liste des produits qu'Amazon peut continuer à livrer dans l'attente de cette évaluation et a fixé une astreinte de 100.000 euros par infraction. Ces derniers concernent les produits high-tech, informatique, bureau et "Tout pour les animaux", santé et soins du corps, homme, nutrition, parapharmacie, ainsi qu'à l'épicerie, boissons et entretien.

"La récente décision de la Cour d'appel de Versailles a évidemment eu un impact sur notre activité en France (...). Dans ce cadre, nous avons également sollicité une aide, comme ont pu en bénéficier d'autres entreprises en France", a précisé la direction d'Amazon dans un courriel.

Une demande "proprement indécente" pour les syndicats

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Les syndicats CGT, CFDT et SUD d'Amazon France ont proposé à la direction une reprise progressive d'activité. Dans un communiqué, ils qualifient de "proprement indécente" la demande de chômage partiel d'Amazon et soulignent que "ce dispositif a été mis en place pour venir en aide aux salariés des entreprises dont l'activité est rendue impossible dans la période, comme la restauration ou les commerces non-essentiels".  "Plus encore, Amazon a fait le choix de fermer temporairement ses entrepôts depuis le 16 avril dernier, tout en poursuivant son activité depuis ceux européens, pour mieux se soustraire à deux décisions de justice successives", s'indignent-ils.

En tant que leader du commerce en ligne aux Etats-Unis et ailleurs, Amazon s'est immédiatement imposé comme un acteur clef du "Grand confinement". 

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