Changer de métier : les jeunes, les femmes et les Franciliens à l'avant-garde de la reconversion professionnelle

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RECONVERSION - Près d'un quart des personnes en poste de 20 à 50 ans ont changé de métier entre 2010 et 2015, selon des statistiques publiées mardi soir par le ministère du Travail. La probabilité de revirement professionnel est particulièrement élevée chez les jeunes, les femmes et les habitants de la région parisienne.

Même s'il s'agit d'un vœu souvent exprimé, dans les faits, changer de métier est plus souvent subi que voulu. Et au total, un petit quart (22%) des personnes âgées de 20 à 50 ans ayant un emploi ont changé de profession entre 2010 et 2015, selon une étude du ministère du Travail dévoilée mardi 6 novembre. Les secteurs de l'électricité et de l'électronique (34%), de l'artisanat (32%) ou encore du commerce (32%) concentrent le plus de reconversions. 


A l'inverse, l'enseignement et la formation (5%), la santé, l'action sociale, culturelle et sportive (9%) et l'agriculture, la marine et la pêche (12%), les services aux particuliers et aux collectivités (19%) comptent parmi les domaines où les travailleurs changent le moins de métier, selon cette enquête menée sur cinq ans auprès de 13.9000 personnes. 

Ces revirements professionnels concernent surtout les jeunes. Les personnes âgées de 20 à 29 ans en 2010 ont en effet changé de métier deux fois plus souvent dans les cinq ans que celles de 40 à 50 ans. Plus le contrat est précaire, plus la mobilité est également grande : 30% de ceux qui ont un contrat à durée limitée (interim, CDD) se sont tournés vers d'autres professions sur cette période, contre 16% pour les détenteurs d'un CDI, 13% pour les indépendants ou employeurs et 6% pour les fonctionnaires. En outre, la probabilité de changer de métier est la plus forte en Ile-de-France, région qui concentre à la fois un grand nombre d'emplois et une grande diversité de métiers. 

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Le sexe et la situation familiale ont aussi leur importance : les femmes ont ainsi une probabilité de changer de métier supérieure de 6 points à celle des hommes. Cette différence peut s'expliquer par le sous-emploi (nombre d'heures de travail insuffisant), qui pourrait les pousser à changer pour travailler davantage ou par une volonté de mieux concilier leur vie professionnelle et personnelle. Les célibataires sont pour leur part plus mobiles que ceux qui sont en couple. Tout comme les immigrés venant d'un pays non européen.

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