Chômage partiel : 730.000 salariés déjà concernés

Chômage partiel : 730.000 salariés déjà concernés
Emploi

LE POINT - D'après le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le recours au chômage partiel concerne 730.000 salariés "après seulement quelques jours" de mise en place du dispositif élargi pendant la crise du coronavirus.

Les chiffres grimpent à une vitesse vertigineuse. Ce sont désormais 730.000 salariés qui sont concernés par le recours au chômage partiel en France, "après seulement quelques jours" de mise en place du dispositif élargi pendant la crise du coronavirus. Cela représente environ 37.000 entreprises. Ces chiffres ont été annoncés ce mardi  par Bruno Le Maire sur franceinfo.

Le coût de la mesure s'élève déjà à 2,2 milliards d'euros, a indiqué le ministre de l'Economie.  "On a provisionné 8,5 milliards d'euros, ça sera davantage", a-t-il ajouté.

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D’après la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui s'est exprimée dans Le Figaro, ces demandes concernent le bâtiment à hauteur de 11%.  "Tous les secteurs d'activité peuvent recourir au chômage partiel, toutes les tailles d'entreprise", a-t-elle rappelé. "Cela couvre aussi les apprentis, les CDD et les intérimaires. Cela n'est pas réservé à l'accueil du public" car "il y a des activités qu'on ne peut plus faire", a-t-elle souligné.

Elle a précisé au quotidien que "les cadres en forfait jour" pourraient bénéficier aussi du chômage partiel, selon une ordonnance qui sera publiée "jeudi". Plusieurs textes, déclinaisons du projet de loi, seront présentés mercredi en Conseil des ministres, a-t-elle indiqué.

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En finançant le chômage partiel des salariés contraints à l'arrêt, l'Etat vise à sauvegarder des emplois en cas de baisse temporaire d'activité. La loi de finances rectificative au budget 2020 adoptée la semaine dernière prévoit 5,5 milliards d'euros payés par l'Etat et 3 milliards par l'Unedic pour ce dispositif. Cette somme permet de financer l'équivalent de 15% des heures travaillées pendant deux mois, avait indiqué le ministère du Travail il y a six jours, alors que le chômage partiel ne concernait encore que 400.000 personnes.

Sur BFM Business, Muriel Pénicaud, a souligné que dans "beaucoup de métiers, on va travailler en mode dégradé ou ralenti". Il faut, selon elle, que l’employeur "accepte qu'il y ait moins de profitabilité ou moins de rentabilité". Cependant, il faut veiller à conserver un service minimum : "On n'a pas besoin que tout le monde travaille mais il y a très peu de secteurs dont on peut se passer complètement pour soutenir nos hôpitaux ou pour la vie quotidienne des Français".  

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