Chômage partiel : les précisions de Muriel Pénicaud sur l'évolution du dispositif

Chômage partiel : les précisions de Muriel Pénicaud sur l'évolution du dispositif

EMPLOI - La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a indiqué mercredi que 11,3 millions de Français étaient actuellement au chômage partiel. Elle a également assuré qu'il n'y aurait "pas un couperet le 1er juin" pour le dispositif. Mais pour les parents en bénéficiant pour garder leurs enfants, le système deviendra plus restrictif à partir de cette date.

Les chiffres ne cessent d’augmenter. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a indiqué mercredi sur France Inter que 11,3 millions de Français étaient actuellement au chômage partiel, soit plus d'un salarié sur deux, en raison de la baisse d'activité liée à l'épidémie de coronavirus.

A propos des évolutions du dispositif, la ministre a rappelé ce qu’avait dit Edouard Philippe la veille dans son discours devant l’Assemblée nationale : il restera maintenu jusqu’en juin. Et pour la suite, il n'y aura "pas de couperet au 1er juin", a assuré la ministre, mais "le taux de prise en charge de l'Etat" sera au-delà "un peu moins important". Alors qu'au total, 890.000 entreprises sont concernées, les organisations patronales Medef et CPME avaient demandé mardi soir que le financement par l'Etat de ce chômage partiel soit prolongé après le 1er juin, "beaucoup" d'enttre elles n'ayant "pas retrouvé une activité normale à cette date".

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A la question de savoir si les parents qui doivent garder leurs enfants en raison des rentrées progressives dans les établissements scolaires allaient continuer à être indemnisés, la ministre a répondu positivement. Entre le 15 mars et jusqu'au 1er mai, ces parents bénéficient d'indemnités journalières via un arrêt maladie et vont basculer au 1er mai dans un système de chômage partiel. Le ministère anticipait jusqu'à présent que cela dure jusqu'à la reprise du 11 mai. "Le système restera en l'état tout le mois de mai", a dit la ministre. Mais à partir du 1er juin, il deviendra plus restrictif : il faudra alors "une attestation de l'école" justifiant que celle-ci ne peut accueillir l'enfant, a-t-elle ajouté. A défaut de celle-ci donc, les parents ne pourront plus bénéficier du dispositif.

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Interrogée par ailleurs sur l'assurance chômage, la ministre s'est contentée de répéter qu'il "fallait regarder s'il y avait des règles à adapter". Tous les syndicats demandent à l'exécutif de renoncer à une réforme jugée très sévère et dont une partie est déjà entrée en vigueur en novembre dernier.

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