Après Airbnb, Uber annonce une vague massive de licenciements

Après Airbnb, Uber annonce une vague massive de licenciements
Emploi

CRISE DU CORONAVIRUS - Uber a annoncé mercredi la suppression de 3.700 emplois parmi les équipes chargées du recrutement et du renseignement des usagers. Mardi, c'est une autre grande entreprise américaine, Airbnb, qui a supprimé un quart de ses effectifs.

Réduire les coûts face à la grave crise provoquée par la pandémie de Covid-19. Même pour des entreprises mondialisées, qu’on pensait bien installées, l’austérité est de mise. Ces derniers jours, coup sur coup, deux entreprises américaines renommées ont annoncé des suppressions massives d’emplois. 

Ce mercredi, c’est l'entreprise de réservation de voitures avec chauffeurs Uber qui a annoncé la suppression de 3.700 emplois parmi les équipes chargées du recrutement et du renseignement des usagers, ce qui représente environ 14% du nombre total d'employés. L'entreprise table sur un coût de 20 millions de dollars pour cette opération. 

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Dara Khosrowshahi, le directeur général d'Uber, a dans le même temps annoncé qu'il renonçait pour le restant de l'exercice, clos le 31 décembre 2020, à son salaire de base. Son principal concurrent aux Etats-Unis, Lyft, n’est pas tellement plus en forme : il a lui aussi annoncé une coupe de 17% dans les rangs de ses employés.

Mardi, c’était Airbnb, autre entreprise californienne emblématique, mais dans le secteur du tourisme mondialisé, elle aussi touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement, qui a annoncé qu’elle allait se séparer de 25% de ses 7.500 employés, soit 1.900 salariés. Dans un texte publié sur le site du groupe, le patron d'Airbnb Brian Chesky a officialisé la nouvelle. "Nous traversons collectivement la crise la plus douloureuse de notre vie", a-t-il déclaré.

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Avant la pandémie, la plateforme de locations avait prévu de rentrer en Bourse en 2020 à une valeur estimée jusqu'à 35 milliards de dollars. Mais le groupe "a été durement touché" par l'épidémie, qui a mis un coup d'arrêt aux voyages dans le monde entier. Les prévisions de revenus pour cette année sont "de moins de la moitié" de ceux générés en 2019. Pour faire face à la crise, l'entreprise a déjà levé 2 milliards de dollars et réduit les coûts dans tous les secteurs, a-t-il affirmé.

La plateforme est confrontée à deux "dures réalités : nous ne savons pas quand les voyages reprendront, et quand ils l'auront fait, ce sera différent".

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