Coronavirus : ces magasins qui ont choisi de rester fermés alors qu'ils ont le droit d'ouvrir

Coronavirus : ces magasins qui ont choisi de rester fermés alors qu'ils ont le droit d'ouvrir
Emploi

CONSOMMATION - Des magasins de secteurs qui avaient l'autorisation d'ouvrir malgré le confinement ont pourtant décidé de fermer leurs portes. Tour d'horizon.

Parfois, ces exceptions ont fait tiquer, ou sourire. Pourtant, les commerces qui étaient concernés n’ont pas toujours profité de leur dérogation. Rappelez-vous : samedi dernier, Edouard Philippe annonçait que, en même temps que les cinémas, bars ou discothèques, les commerces "non essentiels" allaient fermer, à l'exception de ceux présentant un caractère indispensable. Le Premier ministre citait alors les "commerces alimentaires, pharmacies, banques, stations-services ou de distribution de la presse".

Le lundi était ensuite publié un arrêté rectificatif donnant le détail des commerces autorisés, et la liste s'était entre-temps allongée, des tractations ayant battu leur plein dimanche entre les différents secteurs et le gouvernement. Certaines autorisations ont alors pu faire un peu sourire certains, au sens où elles ne semblaient pas forcément "nécessaires" : ainsi, les magasins de bricolage, les opticiens, la réparation automobile, les pressings ou encore les jardineries et les magasins spécialisés dans produits techniques et boutiques telecom font partie de la liste de ceux qui peuvent ouvrir en cette période de confinement.

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Ils avaient donc le droit de ne pas fermer leurs portes. Et pourtant, beaucoup des enseignes concernées ont décidé de tirer le rideau. Ainsi, dès lundi, alors même que leur fédération avait soutenu auprès du ministère qu’il fallait les laisser ouvert, celles de bricolage ont affiché des messages indiquant leur fermeture. Leroy-Merlin ou Castorama ont indiqué dans des termes similaires vouloir "protéger les collaborateurs, les clients et les familles" en gardant portes closes jusqu’à nouvel ordre. Objectif donc : préserver la santé de leurs salariés.

C’est d’ailleurs ce qu’avance aussi dans les Echos Mathieu Pivain, président de la fédération du bricolage. "Les enseignes ont considéré qu’elles étaient dans l’incapacité d’assurer aux salariés toutes les mesures de sécurité qui s’imposent", explique-t-il au quotidien économique. Et le bricolage étant une activité de conseil, d’interactions, et voyant qu’ils n’avaient pas de masques ni de gel hydro-alcoolique, décision a été prise de tout fermer. Reste, tout de même, la vente en ligne. Et les employés sont placés au chômage partiel.

Jardiland indique, à l’inverse, avoir fait le choix d’ouvrir, tout en protégeant ses personnels, mais en limitant les rayons qui correspondent au périmètre autorisé.

C’est aussi ce qu’aurait pu choisir de faire la Fnac Darty, ou encore Boulanger, grâce à leurs rayons de matériel informatique ou électro-ménager. Mais finalement, Fnac Darty a fermé l'ensemble de ses magasins physiques en France, en Espagne et en Belgique "jusqu'à nouvel ordre". Le groupe a mis en place un dispositif de chômage partiel "qui concerne plus de 80% de ses effectifs en France". 

Même chose chez les opticiens, eux aussi autorisés par l’arrêté. Mais le métier imposant le contact près du clientet  ne disposant pas de gants ni de masques, les syndicats ont décidé que tout resterait fermé.

A chaque fois est avancé en premier lieu la sécurité du personnel face à l'absence de gants et de gel hydro-alcoolique. Argument qui peut étonner si l'on pense aux supermarchés qui eux ont réussi à trouver et fournir ce matériel pour leurs personnels. Pour d'autres, comme la Fnac, le fait de devoir ouvrir uniquement certains rayons et d'en interdire d'autres amène à dire que les conditions d’exploitation seraient trop compliquées… 

Mais la décision pourrait aussi être liée à la chute anticipée de la fréquentation : avec le mot d’ordre du confinement, le fait de ne pouvoir sortir que pour certaines actions très limitées a fait totalement chuter l’affluence.  Et dans ces cas-là, il est aussi parfois plus intéressant pour  ces enseignes de se mettre en chômage partiel plutôt que d’ouvrir avec des conditions d’exploitation lourdes et coûteuses.

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