Télétravailler, cela revient-il plus ou moins cher que d’aller au bureau ?

Télétravailler, cela revient-il plus ou moins cher que d’aller au bureau ?

RESSOURCES HUMAINES - Le gouvernement invite à télétravailler "autant que possible" dans les zones d'alerte renforcée et maximale. Ce qui pose la question du coût, pour le salarié, de cette mise à distance.

La consigne concerne Paris et sa petite couronne, mais aussi Aix et Marseille : le gouvernement a invité, ce lundi 5 octobre, à télétravailler "autant que possible" dans les zones d'alerte renforcée et maximale. Concrètement, des millions de salariés vont donc retrouver, par la force des choses, les avantages et les inconvénients du travail à domicile. Mais au fait, cela coûte-t-il plus ou moins cher que d’aller au bureau ? Le 20H de TF1 fait les comptes dans la vidéo ci-dessus.

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Les aides de certaines entreprises

Un ordinateur à 700 euros, 100 euros pour une imprimante, le même prix pour une chaise de bureau... Au total, cela fait déjà 900 euros pour télétravailler. Ce n'est pas tout : à cela s'ajoutent 30 euros par mois pour un abonnement Internet. "On a reçu 800 euros pour s'acheter une chaise de bonne qualité, un bureau, avoir tout l'environnement adéquat pour travailler dans de bonnes conditions", explique Aurélie Lamy-Ducasse, responsable des ressources humaines chez AssessFirst qui, contrairement à la plupart des salariés, a, elle, reçu une aide financière de son entreprise pour s'équiper.

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Elle considère même qu'elle a fait des économies depuis que l'épidémie de Covid-19 l'a contrainte à travailler à distance. Notamment sur les frais de déplacement, puisqu'elle n'a plus besoin de sa carte de métro. "Aujourd'hui, je n'ai plus de raison d'aller dans le centre de Paris pour aller au bureau, donc elle ne me sert plus à rien, et j'économise 37 euros par mois", détaille-t-elle. Cependant, tout le monde n'y gagne pas autant.

Pause déjeuner et facture énergétique

"Voilà, je viens de finir mes courses pour mon déjeuner, j'en ai eu pour 9,39 euros", montre, ticket de caisse en main, Grégoire Deverrière, un commercial qui travaille de chez lui deux jours par semaine, durant lesquels il doit se faire lui-même à manger pour sa pause midi. "Manger à la maison revient plus cher, parce que les repas à la cantine de l'entreprise sont en partie subventionnés, alors que quand je dois cuisiner, il y a une différence qui est de l'ordre de 3 ou 4 euros par repas", pointe-t-il.

Il a, du reste, identifié plusieurs autres postes de dépenses : "L'électricité et demain, très probablement, le chauffage, vu qu'on est à la maison huit heures de plus minimum par jour." Résultat : sa facture énergétique a déjà augmenté d'une quinzaine d'euros par mois. C'est pourquoi les syndicats continuent de réclamer au gouvernement un encadrement plus précis du télétravail. Impliquant notamment la prise en charge de ces frais supplémentaires.

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