A l'agonie, comment les traiteurs tentent-ils de rebondir ?

A l'agonie, comment les traiteurs tentent-ils de rebondir ?
Emploi

ENQUETE - Au même titre que les bars, restaurants et hôtels, les traiteurs ont été durement touchés par la crise du Covid-19, avec l'annulation de la totalité des séminaires d'entreprises, réunions et mariages. Au bord de la faillite, ils tentent de trouver des alternatives pour s'en sortir.

Ils sont environ 15 000, à employer près de 20 000 personnes. Depuis plusieurs mois, les traiteurs souffrent de la crise du Covid-19, qui a interdit toute réunion de groupe pendant une très longue période. Si les rassemblements de plus de dix personnes sont de nouveau autorisés depuis le mois de juin, la clientèle se fait néanmoins encore très timide. Résultat : les traiteurs ne peuvent de fait organiser ni mariage en grandes pompes, ni séminaire. 

Pour sortir la tête de l'eau, plusieurs d'entre eux ont décidé de s'adapter en proposant des plateaux-repas pour les particuliers, comme la brigade du traiteur alsacien Kieffer. "N’importe qui peut aujourd’hui commander en ligne, sur le site de Kieffer. Nous proposons différentes formules, cocktails, apéros, des repas ou un barbecue, en essayant de garder notre standing" indique à TF1 David Gueble, chef de la brigade du traiteur. 

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Néanmoins, cette nouvelle formule ne suffit pas à renflouer les caisses, comme l'explique le responsable commercial de la firme, Jérôme Baret : "Nous avons perdu 98% du chiffre d’affaires." Un chiffre fou, mais qui ne l'empêche pas d'être optimiste :  "Nous dépendons de la confiance des gens. Et ils  vont continuer à se marier, les entreprises vont continuer à faire des congrès, des séminaires. L'activité  va revenir."

Malgré cet optimisme, le traiteur, qui a perdu près de deux millions d'euros depuis le début de la crise, envisage de licencier neuf de ses 38 salariés, soit près du quart de ses effectifs. La société a également laissé près de 600 "extras", ces travailleurs ponctuels, sur le carreau en raison de manque d'événements.

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Parmi eux, Emma Jambeau, maître d'hôtel extra chez le traiteur Marcotullio et âgée de seulement 22 ans, a dû changer tous ses plans, passant de 2 000 euros par mois à 800 euros de chômage : "C’est la première fois que je suis au chômage. Je n’ai pas pu chercher un autre logement, partir de chez mes parents, cela m’a bloquée", explique-t-elle à TF1. Ces travailleurs précaires -ils sont environ deux millions en France- sont sans doute parmi les plus touchés par la crise économique.

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