Les diabétiques ne peuvent être ni pompier, ni marin, ni conducteurs de train : une proposition de loi veut changer ça

Les diabétiques ne peuvent être ni pompier, ni marin, ni conducteurs de train  : une proposition de loi veut changer ça
Emploi

A L’ASSEMBLÉE - Certaines professions sont interdites aux personnes diabétiques. Une proposition de loi prévoit que "nul ne peut être écarté d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation au seul motif qu'il serait atteint d'une maladie chronique, notamment de diabète".

Les personnes diabétiques sont près de 4 millions en France. 5% de la population. Et une chose que l’on ne sait pas forcément si l’on n’est pas concerné de près, c'est que certaines professions, telles que d'hôtesse de l'air, conducteur de train, marin, contrôleur SNCF, militaire ou pompier, sont interdites aux personnes diabétiques. Ces interdictions sont le fait d'une loi datant de 1959, mais qui pourrait évoluer. Une proposition de loi entend revenir sur ces dispositions concernant les diabétiques et mais aussi d'autres malades chroniques.

"Ces discriminations viennent d’une réglementation obsolète, totalement déconnectée des progrès thérapeutiques et des conditions actuelles de travail", indique le texte, portée par la centriste Agnès Firmin Le Bodo. "En effet, si par le passé la gestion au quotidien de la maladie a pu justifier des mesures de précaution pour certains corps de métiers, les innovations technologiques et les évolutions thérapeutiques permettent aujourd’hui à la personne diabétique de tenir la plupart des emplois. La proposition est en bonne voie : elle a été votée jeudi soir à l’Assemblée nationale en première lecture et doit maintenant être examinée par le Sénat.

Vers un examen "au cas par cas"

La proposition de loi prévoit que "nul ne peut être écarté d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation au seul motif qu'il serait atteint d'une maladie chronique, notamment de diabète".  Les situations seraient alors examinées "au cas par cas, au vu d'un examen médical ou d'un avis émis sur dossier", ce qu'ont salué tous les orateurs.

A l’origine, la proposition était limitée aux personnes diabétiques, mais elle a été étendue en commission, pour pouvoir bénéficier à l'ensemble des maladies chroniques, dans un "souci d'équité". La ministre du Travail Muriel Pénicaud a soutenu le texte, rappelant que 20 millions de personnes en France sont touchées par des maladies chroniques et qu'il faut donc "oeuvrer à une société plus inclusive". 

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Les débats se sont déroulés en présence de Hakaroa Vallée, un jeune diabétique dont le combat pour la fin des discriminations a été salué par de nombreux orateurs. 

Le jeune homme s'est en effet vu refuser l'accès à Saint-Cyr et Polytechnique, deux écoles qui forment au métier de militaire.Il est apparu très ému aux côtés de son père lors de l'adoption de la proposition de loi. 

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