Le gouvernement va créer "une agence virtuelle Pôle emploi dédiée aux JO 2024"

Emploi
ANNONCE - Les Jeux olympiques de Paris 2024 devraient mobiliser environ 150.000 emplois. Dans cette optique, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, va lancer un "Pôle emploi dédié aux JO".

Si les Jeux olympiques laissent aux spectateurs des souvenirs indélébiles d’états de grâce, ils laissent aussi souvent aux pays hôtes de lourdes ardoises financières. Au moins, l’édition 2024, qui se tiendra à Paris, aura l’avantage de coûter moins cher que celles qui l’ont précédée à Londres ou Rio, puisque la France n’aura pas à construire un stade olympique ni l’essentiel des infrastructures nécessaires, déjà existantes à hauteur de 95%. Mieux : les JO parisiens devraient générer, selon le comité d’organisation, quelque 150.000 emplois. Ce qui pousse le gouvernement à innover en la matière.

Organisation, tourisme et construction

"La ministre du Travail va lancer une initiative, qui sera une première : un Pôle Emploi dédié aux Jeux olympiques",  a en effet annoncé Julien Denormandie, le ministre de la Ville et du Logement, ce jeudi sur les ondes de France Bleu Paris. "C'est-à-dire une plateforme numérique dédiée aux Jeux olympiques, où l'on postulera, a-t-il ensuite précisé. Il faut que nous, Etat, on accompagne le plus possible. C'est vrai pour trouver le job, mais c'est vrai surtout pour la formation. On a deux ans pour former les jeunes, pour que lorsqu'il y aura les emplois qui seront ouverts, ils soient prêts."

Dans le détail, sur les 150.000 emplois évoqués, 78.300 viendront du secteur de l’organisation des Jeux (événementiel, sécurité privée, transport, gestion des déchets), 60.000 de celui du tourisme  (hôtellerie et restauration) et 11.7000 de celui de la construction, en majorité de 2021 à 2024, avec "un pic" la dernière année, selon une étude présentée ce jeudi par le Comité d'organisation de ces Jeux.

Des emplois "limités dans le temps"

Il s'agit d'emplois "par nature limités dans le temps", prévient cependant cette étude, qui ne contient d’ailleurs pas d'estimation des créations nettes, ce qui serait utile étant donné que certains de ces emplois existent dans les entreprises. Et sont donc déjà pourvus. 

Concernant les créations, priorité sera donnée, à hauteur de 10%, à "des publics éloignés de l'emploi, sur nos territoires", a indiqué à l'AFP Patrick Braouezec, le président de l'agglomération Plaine Commune, territoire de neuf villes de Seine-Saint-Denis. Parce que c’est dans ce département défavorisé, où le chômage culmine à 28,8%, que seront construits à partir de 2021 le village olympique, le centre aquatique olympique (tous deux à Saint-Denis) et le village des médias (au Bourget). 

Des marchés ouverts aux petites structures

"Au village olympique, il y aura des lits, des chaises, des armoires. Est-ce qu'on crée les conditions pour qu'ils soient construits par des entreprises en Île-de-France, ce qui limitera les coûts environnementaux, ou est-ce qu'on va les chercher au bout du monde ?", se demande toutefois Patrick Braouezec, inquiet des accès qui seront donnés aux marchés.

À ce sujet, Tony Estanguet, le président du Comité d’organisation, a, pour sa part, annoncé la création d’une autre plateforme numérique, "Entreprises 2024". Son but : recenser tous les marchés ouverts pour, justement, permettre aux petites structures d'y avoir accès. Il n’y aura pas de quota en ce sens, mais "une démarche volontariste", a encore dit l’ancien sportif, promettant tout de même que "les TPE, les PME, les entreprises de l’économie sociale et solidaire seront aussi associées".

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Les Jeux olympiques 2024 à Paris

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