Envie de partir ? Les Franciliens scrutent les annonces d'emploi situées... dans une autre région

Emploi

L'HERBE EST PLUS VERTE AILLEURS - HelloWork, plateforme de recherche d’emploi et de formation, a scruté les offres consultées par ses utilisateurs pour établir un classement des désirs de "mobilité géographique". Plus qu'ailleurs, les Franciliens veulent quitter leur région.

Encore un coup dur pour la capitale et plus globalement l'Ile-de-France, en matière d’attractivité du moins. La société HelloWork, plateforme de recherche d’emploi, de recrutement et de la formation en France publie ce jeudi son "indice de la mobilité géographique interrégionale". L'objectif : sonder les candidats à un nouveau job sur leurs envies de mobilité en étudiant les offres consultées par ses 6,9 millions d'utilisateurs au 1er trimestre 2019. 

Et les résultats sont sans appel : 67% des actifs franciliens s'intéressent à un emploi dans une autre région. C’est deux fois plus que dans le reste de la France (33%). Certes, ce désir de mobilité des Franciliens vers une autre région n’est pas nouvelle. Mais elle continue à s’affirmer toujours plus avec une hausse de 8 points par rapport à 2018. A l’inverse, le désir de mobilité des candidats en régions baisse de plus en plus (-5 points par rapport à 2018).

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Au niveau national, en drainant 12,4% des candidats en quête de "mobilité géographique", la région qui attire le plus est Auvergne-Rhone-Alpes  ! Suivent la Nouvelle-Aquitaine qui progresse nettement par rapport à 2018 (12,2%, soit +2 points par rapport 2018), les Pays de la Loire (10,3%), PACA (9,5%) et la Bretagne (9,4%). Une attractivité sans doute poussée par la vitalité des capitales régionales -Lyon, Bordeaux, Nantes, Marseille, Rennes- ainsi que le fait que ces régions, très dynamiques, proposent souvent des dispositifs d’accompagnement pour attirer les talents (aide au logement, accompagnement personnalisé…) 

La région parisienne, pourtant premier bassin d'emploi en France avec environ 20% des offres à pourvoir, n'attire que 5% des candidats à la mobilité régionale. Seule Bourgogne-Franche-Comté fait moins bien. L'Ile-de-France a aussi du mal à fidéliser ses propres actifs. Ces derniers fuient les loyers élevés, les transports saturés, la pollution ou le stress. 

Parmi les autres régions qui ont du mal à fidéliser leurs actifs, on trouve la Bourgogne Franche-Comté (43% regardent ailleurs), les Hauts-de-France (41%), l'Occitanie (41%) et le Centre-Val de Loire (39%). A l'inverse, PACA (26%), la Bretagne (29%) et l'Auvergne-Rhône-Alpes (29%) sont les régions avec les actifs "les plus fidèles".

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Où rêvent d'aller les Franciliens ?

A l'image de l'échelle nationale, Auvergne-Rhône-Alpes fait un carton plein auprès des actifs d'Ile-de-France : près de 15% de ceux qui cherchent ailleurs le font vers Lyon et ses alentours. On trouve ensuite la Nouvelle-Aquitaine, qui n'était pourtant que 6e l'an dernier. Le dynamisme de la région bordelaise se confirme donc, d’autant que la mise en place de la LGV (Ligne à grande vitesse), qui met Bordeaux à 2 heures de Paris, fait de la métropole un nouveau carrefour dans le sud-ouest.

Chez les Franciliens, ce sont d'ailleurs plus particulièrement les métropoles qui ont la cote : Lyon attire 40% de candidats franciliens regardant vers la région Auvergne-Rhône Alpes, Lille 39% de ceux attirés par la région Hauts-de-France, et Marseille-Aix en Provence 45% de ceux qui se projettent en région PACA.

Quant aux actifs intéressés par un poste en Ile-de France (il y en a !), ils viennent d'abord des Hauts-de-France (18,6% de l'ensemble des Français qui souhaitent aller en région parisienne), d'Auvergne-Rhône-Alpes (14,2%) et du Grand Est (10,2%). 

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