Jeunes diplômés, à quelles rémunérations pouvez-vous prétendre ? On vous dit tout, secteur par secteur

Emploi

ARGENT - Le cabinet de recrutement Walters People publie son étude de rémunération 2019-2020 dédiée aux jeunes diplômés. Ces derniers sont confiants en leur employabilité et leur agilité et placent la rémunération comme premier critère de choix.

Foin de pessimisme, les jeunes gens sont confiants ! Confiante dans son employabilité, confiante dans son agilité, la génération Z appréhende l’avenir avec sérénité. C’est ce que montre l’étude de rémunération 2019-2020 dédiée aux jeunes diplômés menée par le cabinet de recrutement Walters People. 

Les données de l’étude, issues d’entretiens réalisés  entre septembre 2018 et septembre 2019 auprès de 1.500 postulants de moins de 26 ans, montre que 67% des jeunes diplômés ont trouvé leur premier emploi avant l'obtention de leur sésame ou dans les trois mois suivants. C'est 15% de plus que l'année passée, signe d'un marché de l'emploi toujours plus orienté candidats. Forcément, avec de tels indicateurs, 75% ont confiance en leur avenir professionnel. 

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La reconnaissance du salaire

S'ils entrent donc rapidement dans la vie active, les jeunes diplômés sont en revanche très… infidèles : 85% sont restés moins de 3 ans dans leur premier poste. "Les talents sont volatiles et les entreprises peinent souvent à retenir les jeunes collaborateurs", commente Grégory Lachmany, Associate director Walters People. "Pour répondre à ces enjeux, elles doivent s'adapter et repenser leur stratégie RH". Et oui, il faut les séduire ces jeunes. 

Et pour eux, le critère privilégié pour rejoindre une entreprise est la rémunération (76%). Suit ensuite l'ambiance (69%) et les opportunités d'évolution (54%). C’est peut-être là que le bât blesse : si 31% des jeunes estiment que la rémunération offerte par leur premier emploi était au niveau de leurs attentes, 50% la trouvaient inférieure.

Hausse de salaire chez les ingénieurs techniciens

Le secteur qui connaît la plus forte hausse de rémunération est celui des ingénieurs techniciens (+5, 2%). Il est porté notamment par les postes d'ingénieur R&D /études/méthodes et de dessinateur/ projeteur qui vont connaître une augmentation de 8% de leur niveau de rémunération. L'ingénieur qualité QHSE reste quant à lui la profession star du secteur avec des rémunérations comprises entre 28 k€ et 35 k€.  "Les opportunités sont nombreuses dans l'industrie et l'ingénierie, avec un accès facile à l'emploi et des salaires en hausse", explique Stéphanie Richard, responsable du bureau de Saint-Quentin-en-Yvelines. "Les jeunes diplômés entament donc leur carrière dans un marché qui leur est ouvert".

Situation exceptionnelle pour la construction

Le secteur de la construction bénéficie, lui, d'une "situation exceptionnelle" avec des recrutements nombreux et rapides ainsi que des salaires en croissance (+4,2%) sur la plupart des métiers. Le métier phare reste celui d'ingénieur travaux (35-43 K€) malgré une très faible augmentation des rémunérations. Au contraire, le niveau de rémunération du chef de chantier devrait connaître une "belle augmentation" de 12% et le chef d'équipe profitera quant à lui de + 11%. "Les entreprises doivent donc s'adapter et proposer des conditions de rémunération suffisamment attractives pour capter les jeunes diplômés fortement sollicités", indique encore l'étude.

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IT et Life science en plein boom

La pénurie de candidats dans le secteur IT et digital continue de participer à la hausse des salaires amorcée depuis deux ans sur les profils juniors. Les rémunérations de chef de projet SI et de chef de projet MOA sont en forte hausse et peuvent atteindre les 45 k€ pour les jeunes diplômés. "De multiples opportunités se profilent pour 2020", commente Mathieu Moisan, Associate director. "Les projets fleurissent dans les entreprises et certains postes particulièrement porteurs sortent du lot. C'est le cas de celui de chef de projet fonctionnel qui permet aux jeunes diplômés d'acquérir des responsabilités, tout en montant rapidement en compétences." 

 

Le secteur des Life Sciences n'est pas en reste et va connaître de belles augmentations de salaires, notamment pour le métier de technicien de maintenance (+7%). Ainsi il pourra prétendre à un niveau de rémunération compris entre 30 k€ et 35 k€ en sortie d'école. Alexis Amsallem explique : "Pour les industries dites "propres » (agroalimentaire, pharmaceutique, cosmétique et dispositifs médicaux), les contraintes réglementaires se renforcent sans cesse, avec une influence directe sur le marché de l'emploi." Une croissance des embauches sur les postes en assurance qualité et en affaires réglementaires, ainsi qu'une hausse des salaires sont donc à prévoir pour 2020. Dans ce contexte, l'industrie pharmaceutique continue de mieux rémunérer à tous niveaux de postes, et de surcroît les jeunes diplômés.

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