Faut-il dire à son patron qu'il a un habit taché ou un bout de salade entre les dents ? Oui à en croire ce sondage

Emploi

ÉTUDE – Une enquête menée par l'agence d'intérim en ligne Qapa.fr se penche sur la manière dont les salariés réagissent lorsque leur patron se retrouve dans une situation embarrassante. Et 79% d'entre eux pensent ne pas avoir été desservis par leur franchise.

"Toute vérité n’est pas bonne à dire", dit l’adage bien connu, sous-entendant qu'il est préférable de taire certaines vérités susceptibles de blesser son interlocuteur ou son public. Mais cette vérité tient-elle dans le monde du travail, et notamment quand cela concerne votre patron ?

L’agence d’intérim en ligne Qapa.fr s’est penchée sur le sujet. Dans un registre assez léger, le site a questionné les sondés sur l’attitude à avoir quand le patron se retrouve dans une situation jugée embarrassante ou délicate pour lui-même. Dans l’ensemble, les sondés penchent plutôt pour la franchise. Dans le détail, les femmes sont nettement plus courageuses ou polémiques que les hommes. En effet, les seconds ne sont que 48% à prôner l'honnêteté, contre 59% du côté des femmes. 

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Quelles sont ces situations jugées embarrassantes ? Principalement d’ordre esthétique, estime l’étude, qui liste les plus courantes : 58% des Français interrogés ont déjà repris leur patron pour un problème d'ordre vestimentaire avec un habit déchiré ou tâché, et 49% pour un vêtement mal boutonné ou bien ouvert. 45% se lancent pour un souci sur le visage et 32% pour un vêtement mal assorti ou manquant. Enfin, seulement 11% de téméraires sont capables de déclarer à leur patron qu'il est la source d'un problème olfactif... 

Si donc, sur le fond, les sondés optent plutôt pour la franchise, sur la forme, les méthodes divergent : faut-il informer son patron discrètement ou bien à haute voix ? Des différences se manifestent en fonction des sexes : les femmes, à 59%, penchent plutôt pour déclarer le problème à la collégiale, quand les hommes, à 52%, le font en sourdine.  

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A la suite d'une déclaration problématique, 54% des hommes avouent que leur patron était bel et bien gêné par la situation alors que de leur côté, 55% des femmes pensent que leur franchise ne leur a causé aucun souci. Quoi qu'il en soit, qu'ils aient été gênés ou non, les patrons ne semblent pas trop rancuniers : 71% des femmes et 88% des hommes déclarent que leur franchise ne les a pas desservis pour la suite de leur carrière ou dans leurs relations professionnelles. 

Du coup, plus de 84% des Français sondés sont prêts à recommencer à rester honnêtes et à informer de nouveau leur boss en cas de situation délicate le concernant. Même si, là encore, les hommes (76%) sont nettement moins enclins à le faire que les femmes (92%). 

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