Grande distribution : tous les salariés ne recevront pas de primes, alertent les syndicats

Grande distribution : tous les salariés ne recevront pas de primes, alertent les syndicats
Emploi

PRIME - Alors que Bruno Le Maire a lancé un appel aux entreprises pour verser une prime à ses salariés qui travaillent pendant la crise sanitaire, des syndicats de la grande distribution s'inquiètent de ne pas tous la recevoir.

Le 20 mars dernier, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire demandait aux entreprises de verser une prime à leurs salariés toujours au travail pendant la crise sanitaire. Un bonus de 1 000 euros défiscalisé que se sont engagées à attribuer plusieurs grandes marques de la grande distribution. 

Sauf que chez Auchan, premier géant de la distribution à s'engager à récompenser ses "65 000 collaborateurs sur le pont", cette prime serait calculée en fin de compte selon le temps de travail effectué de chacun, rapporte France Info ce mardi 21 avril qui se fonde sur la parole de salariés syndiqués. "C'est la douche froide", assure Christian Roy, délégué syndical Force ouvrière pour la marque, qui explique que ce bonus sera versé en intégralité aux salariés ayant travaillé plus de 28 heures par semaine et que "pour le reste, c'est proratisé en fonction du temps de travail effectif". 

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La direction d'Auchan, sollicitée par France Info, indique que l'attribution de cette prime n'est pas encore décidée, ni chez eux, ni ailleurs dans la grande distribution. Le syndicat FO de Casino s'inquiète, lui, que seuls les salariés exposés aux risques de contamination n'aient droit à ce bonus. Même situation chez Leclerc, où les salariés des entrepôts et des bases logistiques devraient le toucher, contrairement à ceux travaillant dans les magasins franchisés. 

Si cette prime n'a pas encore été versée aux salariés de la grande distribution, elle ne serait en réalité qu'une redite de la fameuse "prime Macron", promise en pleine crise des Gilets jaunes pour revaloriser les plus maigres salaires. "En 2019, cette prime répondait à une demande de pouvoir d'achat", a expliqué le DHR de Carrefour au Parisien. "Aujourd'hui, c'est une mesure de reconnaissance d'un effort considérable de la part de certains salariés."

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