Impatients d'aller chez le coiffeur après le 11 mai ? Vous n'êtes pas les seuls !

Impatients d'aller chez le coiffeur après le 11 mai ? Vous n'êtes pas les seuls !
Emploi

COUPE-TIFS' - Selon un sondage Harris interactive pour L’Oréal, 59% des Français souhaitent se rendre chez le coiffeur la semaine suivant le déconfinement.

Ce sont des chiffres qui confirment les premières remontées du terrain : après le 11 mai, sus aux salons de coiffures ! Alors que les coiffeurs le disent, confessant recevoir déjà des demandes de réservations dès le 112 mai, un sondage mené par Harris Interactive pour l’Oréal, dévoilé par les Echos, vient le confirmer : selon l’institut de sondage, 59% des Français souhaitent aller chez le coiffeur et ce, dès la semaine qui suit  le déconfinement.  

Chose surprenante à première vue, mais qui au final se comprend aisément : si les femmes ont semblé plus nombreuses que les hommes à s'émouvoir de leur évolution capillaire, il faut croire que ceux-ci rongeaient leur frein... en silence. D'autant plus que sur une coupe courte, l'absence de passage chez le coiffeur se remarque vite. En tout cas, ils seront, d’après ce sondage, plus nombreux que les femmes à se précipiter chez le coiffeur : 68% vont y courir, contre une femme sur deux.  

Et là encore, les priorités sont claires : une coupe et c'est tout ! 79% des sondés vont en priorité se faire couper les cheveux, avant de colorer leurs racines (36 %). Le sondage montre encore que les clients sont fidèles : 72% des sondés vont retourner chez l'artisan auquel ils font habituellement confiance. 22% vont privilégier la proximité pour éviter de prendre les transports en commun.

Les 85.000 professionnels, qui accueillent en temps normal près d’un million de clients par jour, se préparent déjà à gérer cette affluence tout en respectant les gestes barrière. Des mesures sont en train d'être élaborées. Parmi les pistes, le fait de porter des gants, des masques, voire des visières. Ils pourraient aussi élargir les horaires d’ouverture pour accueillir la clientèle. La réservation en ligne, voire même le paiement en ligne en amont sont en réflexion, pour éviter la multiplication des contacts. En revanche, les petits rituels de salon, comme la prise de vestiaire, les magazines ou le café seront sans doute à oublier… 

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En effet, si pendant le confinement, les Français et Françaises ont pu préserver peau et ongles, via des masques ou des soins maison, pour les cheveux, cela a été plus compliqué.  De multiples blogs, conseils, ont émergé, sur la façon de se couper les cheveux. Comme ceux de Thomas Girard, coiffeur confiné, à l'origine du projet "coiffinement", qui s’est mis à donner jusqu'à six séances de coupe par jour gratuites par visioconférence pour dépanner une population "en galère capillaire". "Cela touche énormément de gens, en France la coiffure est la deuxième chiffre d'affaires après le bâtiment. C'est monstrueux, les centaines de milliers de personnes coiffées par jour en temps normal et pas coiffées en ce moment", racontait-il à l’AFP. Quant à la douloureuse question des racines, particulièrement sensible, notamment chez les femmes, il suggérait de... passer aux cheveux gris. "La mode est là, ce n'est plus un marqueur d'âge, ce n'est plus stigmatisant" et cela s'inscrit dans le mouvement "body positive", assure-t-il. 

Mais enfin, avec cette date du 11 mai, voici que point à l'horizon une éclaircie, pour tout ceux qui se ont aventurés - et ratés, dan une coupe de cheveux maison, ou ceux qui attendent fébrilement un petit rafraîchissement. "Cette crise a révélé à quel point les Français sont amoureux de leur coiffeur, à quel point ça leur manque de ne pas pouvoir y aller, et je crois vraiment que la reprise va se faire dans de bonnes conditions", assure Nathalie Roos, directrice générale Produits professionnels chez l'Oréal, dans le magazine Challenge

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Depuis le début de la crise, l'entreprise s’est d'ailleurs engagée sur de nombreux fronts face au coronavirus. Le groupe a ainsi été l’un des premiers à annoncer son intention de se passer des dispositifs d'aide de l’Etat, et promis de maintenir "la totalité des emplois", sans recourir "au chômage partiel en France".  Le groupe a également décidé de ne procéder "à aucun report de charges sociales ou fiscales (cotisations, impôts etc.) durant cette période". Le groupe se veut aussi un soutien, vis à vis des TPE/PME de ses circuits de distribution, salon de coiffure, petites parfumeries, en gelant l’ensemble de leurs créances jusqu’au redémarrage de l’activité, ainsi qu’en raccourcissant ses délais de paiement vis-à-vis de ses fournisseurs le plus fragiles. 

La semaine dernière, les usines ont également démarré la fabrication de gel hydro-alcoolique pour soutenir les besoins des autorités sanitaires françaises. Le groupe La Roche-Posay va ainsi en équiper l’ensemble de ses hôpitaux, EHPAD et principales pharmacies partenaires en Europe.  La marque Garnier distribue à ses clients de la distribution alimentaire plusieurs millions d’unités de gel hydro-alcoolique pour les employés et les consommateurs.

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