La galère des jobs saisonniers ? Voici quelques pistes pour trouver

Restaurations, ventes, aides à la personne... trouver un job d'été s'annonce compliqué pour les étudiants. Les offres sont devenues rares depuis le confinement.
Emploi

JEUNESSE - C’est la saison des jobs d’été. Et cette année, avec le confinement et l’arrêt de l’activité, les offres se font rares. Mais certains secteurs ont tout de même besoin d'aide.

Gabrielle, étudiante en art, espérait cette année trouver un petit boulot d’été, en juillet, pour lui permettre de se payer des vacances. "Je voulais trouver dans un café, mais il n’y a rien", raconte-t-elle. "Du coup, je me suis inscrit sur des sites de baby-sitting, mais comme tout le monde fait la même chose, il y a beaucoup trop de candidats, et pas assez d’offres." Elle essaie de trouver, via le réseau familial, mais sans grand espoir. 

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Lisa, élève de terminale, tente aussi les recherches. En vain pour l’instant. "Ce matin j’étais un peu désespérée", dit-elle. "Trois refus ça commence à faire beaucoup. Mais pour moi, comme c’est important, j’essaie de ne pas me décourager et de continuer à chercher." Lukas aussi a tout essayé : les supermarchés, les fast-foods, mais aucun retour positif pour l’instant.  Or pour cet étudiant en langues, ces revenus sont indispensables. "Dans tous les cas il faut que je trouve du travail parce que ça commence à devenir un peu ric-rac", dit-il. "J’ai réussi à négocier pour mon loyer. Je vais pouvoir payer en plusieurs fois dans le mois. Sinon je peux demander à mes parents. Mais j’ai eu 22 ans cette année, j’espérais devenir plus indépendant."

Cette année, trouver un petit boulot relève du défi. Selon l’Observatoire national de la vie étudiante, un jeune sur deux travaille pendant l'été. Mais à cause du coronavirus, il y a plus de demandes que d’offres : les fermetures de commerces, la chute de l’activité, le manque de visibilité, font que de nombreux secteurs, habituellement très consommateurs de main d’œuvre estivale, vont cette année s’en passer. "Habituellement, on avait tout ce qui était camping, hôtellerie restauration, grande distribution, mais aussi grandes industries", explique Isabelle Vallée, de la Mission locale d’Issoire. "Malheureusement avec le contexte actuel, on se rend compte que même l’intérim est fortement impacté donc de fait cela impacte les jeunes avec les jobs d’été."

Agriculture, industrie

Cependant, si de nombreux secteurs réduisent leurs effectifs – il y aura environ deux fois moins d’offres dans l’hôtellerie restauration - d’autres sont toujours en recherche : le monde agricole :  récolte d’échalote, pommes de terre, fraises, castrage du maïs, pommes, vignes, les agriculteurs recherchent des bras même avant 18 ans. Des offres sont recensées sur le site Des Bras pour ton assiette mis en place par les agriculteurs et le gouvernement, mais il est aussi conseillé de démarcher directement les exploitants locaux.

Dans l’industrie aussi, qui se remet vite en ordre de marche, les besoins de production seront sans doute plus importants que les autres années ; c’est aussi la logistique de l’e-commerce qui a des besoins de manutentionnaires, de préparateurs de commandes, ou de caristes.   

Compagnies d'assurance ou jeune au pair

D’autres secteurs, moins connus, recherchent aussi du monde : par exemple les compagnies d’assurance, qui ont besoin d’opérateurs l’été, pour aider les malchanceux en cas de panne sur la route des vacances. Le CIDJ, Centre d'information et de documentation jeunesse , constate ainsi que depuis fin mai les offres redémarrent, et recense déjà 1.200 jobs d’été en Ile-de-France. Par exemple des postes de chargé d’assistance saisonnier chez Fidelia assistance ou Axa assistance, de chargé d’assistance ou de clientèle chez Mutuaide assistance, hôte ou hôtesse d’accueil en entreprise chez Phone Régie, animateur commercial chez Charlestown, jeune homme ou jeune fille au pair chez Fée Rêvée ; Smovengo propose aussi des postes de mécaniciens cycle, mécaniciens itinérants, agents de régulation. Certaines chaînes d’hôtels, comme Molitor, recherchent aussi des postes en salle, en cuisine, en pâtisserie et à la réception.

Reste une autre piste : les commerces qui rouvrent peu à peu, peuvent laisser espérer que le marché se décalera dans le temps, et que de nouvelles offres tomberont bientôt. Ainsi, beaucoup d’entreprises feront un point le 22 juin, avec la réouverture nationale des bars et restaurants et dernières mesures de déconfinement, sur les besoins et les effectifs notamment dans le secteur du commerce. De la même façon, dans les commerces : les soldes d’été ayant été décalées au 15 juillet, les offres pourraient arriver fin juin.  

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Le CIDJ organise d’habitude chaque année un forum parisien de recherche de job d’été. Ces journées ont dû être annulées, mais les structures information jeunesse ont rouvert leurs portes et proposent une aide, des ateliers de recherche et des offres fraîches. 

Les offres disponibles sont par ailleurs proposées sur cidj.com et des offres régionales sur jobs-ete.com. Ne pas hésiter, non plus, à aller consulter les offres disponibles sur les sites Indeed, Student Job, jobetudiant.net. Enfin, Pôle emploi a mis en ligne une plateforme de soutien mobilisationemploi.fr, sur laquelle plus de 3.000 jobs saisonniers sont recensés, début juin. 

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