La propreté des bureaux, sujet de discorde et de tensions entre salariés

La propreté des bureaux, sujet de discorde et de tensions entre salariés

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VIE DE BUREAU - Selon une étude Ipsos-Onet, la propreté, ou plutôt le manque de propreté des bureaux, peut être une vraie source de tensions au travail.

On s’en doutait : les bureaux, on aime mieux quand c’est propre. Cela parait une évidence, et pourtant, la propreté au boulot a des incidences plus importantes qu’on pourrait le penser. En effet, un sondage réalisé par l’Ipsos pour la société de nettoyage Onet indique que c’est un véritable levier d’efficacité en entreprise et de bien-être en général : 94 % des salariés français considèrent ainsi que l’hygiène et la propreté permettent de maintenir une bonne ambiance au travail et 93 % se sentent plus motivés. 85% d’entre eux déclarent même que la propreté a un impact positif sur leurs performances et 80% qu'elle diminue leur stress.


Mais l’inverse se vérifie aussi : si la propreté est source de bien-être et de performance, l’absence de propreté, le désordre ou la saleté sont source de conflit pour un employé sur deux. Un état de fait exacerbé dans les systèmes comme le flex-office, où les salariés n’ont pas de poste fixe : la proportion de personnes ayant connu des conflits y monte à 62%. "Cela crée des tensions car ce sont toujours les mêmes personnes qui nettoient", indique l’enquête. Parmi la vingtaine de lieux étudiés, les plus critiques sont les sanitaires, le coin cuisine, la cantine, le poste de travail et le matériel informatique. Les problèmes rencontrés aux toilettes ont pour conséquence un évitement : un Français sur deux a déjà renoncé à y aller par manque d’hygiène.

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Sanctionner les incivilités en matière d'hygiène ?

Si la propreté est bien de la responsabilité de l’employeur pour 86% des salariés, son maintien reste néanmoins l’affaire de tous, et notamment des employés eux-mêmes, s’accordent à dire 95% des personnes  interrogées. La solution : faire appel au civisme de chacun, au point que 81 % des personnes interrogées sont même d’accord avec le fait de sanctionner les incivilités en matière d’hygiène et de propreté sur les lieux de travail.


L’agent de propreté, qui est du coup l’acteur central du maintien de la propreté, est quant à lui vu avec bienveillance : 8 sondés sur 10 relèvent la qualité de son travail et 9 sur 10 font tout pour lui faciliter la tâche. Les salariés déclarent les croiser et échanger avec eux des banalités. Néanmoins, leurs missions ne sont pas toujours bien connues, ce qui peut occasionner d’éventuelles tensions : doit-il faire la vaisselle ? Qu’est-ce qui a été conclu ? "Cette étude est très intéressante en ce qu’elle montre l’importance de la propreté mais aussi la volonté des salariés d’en savoir plus sur les agents d’entretien et leur missions", conclut l'Ipsos.


> "Les salariés et la propreté", étude Ipsos pour Onet. 1000 salariés de 18 à 65 ans passant minimum 60 % du temps dans leur bureau ont été interrogés.

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