Le nombre d'offres d'emploi repart à la hausse dans certains secteurs

Les offres d'emploi repartent à la hausse dans la région Grand Est, mais pas dans tous les secteurs.
Emploi

ÉTUDE – Un baromètre mené par le site HelloWork montre que dans certains secteurs, le volume de diffusion d’offres d’emploi se rapproche du niveau d’avant confinement.

Alors que s’égrènent les chiffres du chômage, la nouvelle laisse percer un espoir : les offres d’emploi repartent à la hausse, peut-être même plus vite que prévu. 

C’est ce qu’indique le baromètre de HelloWork, l'un des leaders du secteur des offres d’emploi en ligne, publié par le Parisien ce mardi. Il a analysé le volume et les évolutions des diffusions d’offres d’emploi par les recruteurs en France (entreprises ou intermédiaires du recrutement) sur les plateformes d’offres en ligne, sur les premiers mois de 2020. L’idée : mesurer la dynamique de reprise économique après la crise du Covid-19.

Une "reprise certaine" du volume d'offres

Et il ressort de ce baromètre que le début du déconfinement marque une "reprise certaine". En effet, la crise sanitaire et le début du confinement ont créé une baisse très nette de la dynamique des mises en ligne d’offres d’emploi en France : au mois de mars, le volume a chuté de 17% par rapport à la 2e semaine de janvier. Le phénomène s’est accentué en avril, avec une baisse de 40% du nombre de ces offres.

La cassure a donc été nette, et a entamé une belle dynamique : entre début janvier et le 15 mars, les mises en ligne d’offres d’emploi étaient en hausse, jusqu’à +27% début février. Mais dès le 16 mars, date du début du confinement, elles ont chuté de 30%, un phénomène qui s'est poursuivi jusqu’au 10 mai. Et depuis le déconfinement, le volume remonte petit à petit, jusqu’à approcher début juin son niveau d’avant-crise.

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Tous les secteurs d’activité n’ont pas absorbé la crise de la même manière. Les plus touchés sont les services à la personne, l’industrie aéronautique/aérospatiale et l’industrie manufacturière, qui ont accusé respectivement des baisses de 48%, 49% et 60% de mises en ligne d’offres d’emploi dès la première semaine du confinement. Début juin, ces secteurs remontent à peine la pente, avec des volume d'offres respectivement de 52%, 39% et 57% par rapport à l'avant-crise.

A l’inverse, le secteur de l’énergie/eau a connu une forte augmentation des diffusions d’offres d’emploi tout au long de la période, jusqu’à +24% lors de la 5e semaine de confinement, à la mi-avril. Celui de la restauration/tourisme/loisirs montre également des "signes encourageants", avec un retour quasi à la normale en ce début juin (94% de volume d’offres), après s'être écroulé lors de la première semaine du confinement. Dans l’informatique et les télécoms, la demande s’est globalement continuellement maintenue en raison du recours massif aux nouvelles technologies aussi bien pour des raisons professionnelles que personnelles. Le secteur transports/logistique tire également son épingle du jeu avec un volume de mises en ligne qui a bondi, cette dernière semaine dépassant des niveaux d’avant-crise (124%). A noter également, une reprise timide du secteur du BTP.

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Pour David Beaurepaire, directeur délégué de HelloWork, "ces indicateurs permettent de jauger la vitesse de la reprise globale. Ils sont plutôt encourageants dans la mesure où la diffusion des offres d’emploi se rapproche de son rythme d’avant-crise." Selon lui, le fait que ces recruteurs diffusent à nouveau des annonces est aussi le signe qu’ils se projettent dans les mois à venir, et cherchent les bons profils pour surmonter la crise. 

Alors que les chiffres du chômage ont bondi les derniers mois (+843.000 chômeurs en avril) avec l’arrêt quasi-total de l’activité, ce baromètre envoie donc un signal plutôt positif. Pour autant, des interrogations restent en suspens : d’abord parce que les annonces en ligne ne représentent qu’un prisme du marché de l’emploi (seuls 7 ou 8% des chômeurs trouvent du travail par internet), mais aussi sur la qualité des offres proposées. 

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