Les Français se sentent-ils prêts pour la vie professionnelle après leurs études ?

Les Français se sentent-ils prêts pour la vie professionnelle après leurs études ?

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ENQUÊTE - Une étude réalisée par Monster met l’accent sur un phénomène mettant en exergue le décalage entre l’enseignement et les besoins réels de l’entreprise.

Il y a quelques semaines, 1131 personnes ont répondu à un sondage proposé par Monster dans lequel le pionnier des sites emploi sollicitait leur avis quant au système éducatif français. Plus spécifiquement la capacité de ce dernier à bien préparer au monde professionnel. Et les résultats sont assez édifiants : 39 % des répondants estiment en effet que leur cursus a été beaucoup trop théorique. 

Pourtant, pendant toute notre scolarité, on entend que les études supérieures sont hyper importantes : elles sont la clef pour se prévaloir d’un socle de connaissance nécessaire et postuler à certaines offres. Si cet élément est vrai, les répondants sont nombreux à estimer ne pas avoir suffisamment d’outils à leur disposition, la faute à des enseignements souvent un peu trop portés sur la théorie. Heureusement, certains cursus poussent un peu plus la professionnalisation avec des stages ou de l’immersion via de l’alternance. Des cursus qui permettent à un répondant sur cinq de se sentir prêt pour la vie active. 

Des chiffres à nuancer

Toutefois, les entreprises sont au courant de ce phénomène. Et, en quelque sorte, Karl Rigal, responsable éditorial du site Monster.fr, rassure les postulants. "Les recruteurs sont habitués à ce décalage : ils prennent en compte un temps d’adaptation qui sera, dans un premier temps, endossé par le manager." Un passage obligé qui fonctionne pour 39 % des Français bénéficiant de cette formation au sein même de la société. 


Si les statistiques peuvent effrayer, il ne faut pas penser que les études enferment dans une case. Bien au contraire : aujourd’hui, 24 % des Français ont un métier ne correspondant aucunement à leur formation. Une donnée qui prouve que les entreprises ne sont pas fermées à l’idée de recruter quelqu’un sur des éléments plus subjectifs comme la motivation ou les expériences extra-scolaires. Une autre manière d’affirmer que rien n’est jamais joué d’avance dans la vie active.


*Sondage Monster mené du 19 février au 21 mars auprès de 1 131 personnes sur le site de Monster France

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