Les salariés français aiment de plus en plus leur travail, mais s'estiment mal payés et peu reconnus

Les salariés français aiment de plus en plus leur travail, mais s'estiment mal payés et peu reconnus

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ÉTUDE - Un sondage Ifop mené pour le groupe SOS fait le point sur les nouveaux défis des entreprises aujourd’hui, et notamment les attentes des salariés français. Ceux-ci aiment plutôt ce qu'ils font, mais leur motivation reste limitée en raison de ce qu'ils considèrent être un manque de reconnaissance.

L’étude bouscule certains a priori, en ces temps de contestation sociale. D’après un sondage Ifop, réalisé pour le groupe SOS, sur les nouveaux défis de l’entreprise et les attentes des salariés, ces derniers sont plutôt contents de leur situation professionnelle : 76 % s’en disent même "globalement satisfaits". Un chiffre  en hausse de 4 points par rapport à l'an passé. "Il faut remonter à avant la crise de 2008 pour trouver des niveaux équivalents", indiquent les Echos, qui ont dévoilé cette enquête en exclusivité ce lundi.


Les salariés se montrent particulièrement satisfaits de leur autonomie (à 87 %), mais aussi du contenu (80%) et de l'intérêt de leur travail (79 %), ou encore la clarté des missions confiées (79%), voire de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (77%). Davantage de critiques en revanche, sur les formations reçues au travail (40% d’insatisfaits), les possibilités de formation (41%) et surtout...la rémunération : un salarié sur deux s’estime mal payé.

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Résultat : ils ne sont que 7% à dire que leur motivation au travail augmente - 60% estiment plutôt qu’elle reste stable et un tiers qu'elle diminue. En cela, la France est bonne dernière comparée à ses voisins européens : en Angleterre, 17% des salariés disent que cette motivation est en hausse, 19% en Italie, et 24% en Espagne.  


Et ils pointent un problème majeur : le sentiment d’un manque de reconnaissance. Seuls 9% des employés ont l’impression que leur travail est "tout à fait" reconnu à sa juste valeur par l’entreprise, contre 56% qui jugent le contraire. Là encore, mal qui semble typiquement français, voire culturel, avec des managers qui félicitent insuffisamment leurs équipes. "Ce manque de reconnaissance peut découler d'une forme de rétention de l'information ou de manque de clarté sur les objectifs poursuivis par l'entreprise", analysent les Echos, car environ un salarié sur deux a le sentiment de ne pas bien connaître les projets et la stratégie de leur entreprise et dit être noyé dans des reporting, process incessant, en perdant de vue le but final.

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