Parmi les litiges qui minent les Français, les conflits liés au travail explosent

Parmi les litiges qui minent les Français, les conflits liés au travail explosent
Emploi

ÉTUDE - Le site Litige.fr vient de publier un baromètre sur les litiges qui minent les Français. Entre les problèmes liés à la consommation et ceux liés au logement, le travail occupe une place prépondérante.

Quels sont les litiges auxquels sont le plus confrontés les Français ? Quels problèmes donnent le plus matière à contestation, à procès ? Le site Litige.fr, qui aide ses clients à constituer leurs dossiers et à faire des recours simplifiés en ligne, vient de publier son baromètre 2019 sur le sujet, révélé ce jeudi par le Figaro.

La société a en effet épluché 50.000 des 247.930 dossiers qu'elle a traités l'an dernier, pour faire un tour d’horizon de ces litiges. Et ce sont la consommation, le travail et le logement qui constituent le trio de tête des contestations faites par les Français. 

Les licenciements abusifs bondissent

Si les litiges liés à la consommation occupent la première place du travail, en représentant 38,4% des contentieux en 2019, la hausse la plus spectaculaire est liée aux conflits dans le monde du travail, qui explosent : +26,7% en un an. Parmi ces conflits, les dossiers traitent de licenciements abusifs (3829 dossiers), les salaires impayés (3253) mais aussi le harcèlement et autres demandes dans le cadre du travail (2873). "La très forte hausse est notamment liée aux licenciements abusifs, qui bondissent,  et aux questions liées au harcèlement", explique à LCI Yoni Ohana, cofondateur de la plateforme.

Ces litiges liés au travail coûtent aussi cher : le montant moyen des préjudices en jeu tourne autour des 14.000 euros d’après l’étude, contre 550 euros, à titre de comparaison, pour tout ce qui est lié au commerce. Les salaires impayés représentent même 16.000 euros en moyenne, la plus grosse valeur. 

En vidéo

Comment régler les petits litiges du quotidien ?

 La part croissante de ces litiges liés au travail pourrait traduire, selon Yoni Ohana, un signe de difficulté liée à la conjoncture économique, certaines entreprises se séparant davantage de leurs employés. "On constate aussi que certaines catégories, comme le logement, connaissent au contraire une baisse relative des conflits (- 9%). Il n’y a donc pas une progression globale de l’ensemble des litiges, mais plutôt de certaines catégories."

Derrière les contestations liées à la consommation, le travail et le logement, suivent les litiges liés à l’argent (banques, assurances), aux  voyages, ou encore à l’automobile et à la santé (dentistes, opticiens).

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent