Pour votre formation professionnelle, vous faites plus confiance à votre entreprise qu’aux politiques

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ÉTUDE - A l’occasion du Salon du travail et de la mobilité professionnelle, un sondage montre que les Français sont défiants vis-à-vis des politiques pour s'occuper de la formation professionnelle.

La défiance envers les politiques est partout. Même dans le monde professionnel. A l’occasion de la 5e édition du Salon du travail et de la mobilité professionnelle, qui se déroulera à Paris le 17 et 18 janvier et alors qu’une nouvelle réforme concernant la formation professionnelle est entrée en vigueur le 1er janvier, les organisateurs de l'événement ont mené l’enquête pour connaître l’opinion des  Français sur le sujet. 


Et il apparaît, au vu des résultats, que les sondés font davantage confiance à leurs entreprises qu’à leurs dirigeants politiques pour pouvoir continuer à se former tout au long de leur vie.  

La formation, négligée par les politiques ?

75% des sondés estiment en effet que l’apprentissage et la formation professionnelle ne sont pas suffisamment pris en compte par les dirigeants et représentants politiques. Dans le détail, quelques particularismes émergent, en fonction des profils observés : les CSP+ sont en effet un petit peu moins critiques à l’égard des politiques, tout comme les personnes "actives" ou occupant une place dans la hiérarchie. 


S’ils sont donc défiants envers les politiques sur le sujet, les sondés se reposent davantage sur leur entreprise : 42 % lui font confiance en matière de formation et d’apprentissage. Rien d’étonnant donc à ce que, lors d’une démarche de reconversion professionnelle, 28 % des répondants (et 34 % des actifs) déclarent qu’ils se tourneraient en priorité vers leur société.


Reste un problème de fond : moins de 3 Français sur 10 (28 %) estiment que les formations professionnelles répondent aux besoins des entreprises, un constat d’autant plus partagé que les sondés sont âgés et ont été longtemps confrontés à la vie active. D’ailleurs, pour 6 sondés sur 10, formation professionnelle et faible taux de chômage sont étroitement liés.

La réforme du CPF veut changer les choses

Pourtant, les formations tout au long de la vie et la mobilité professionnelle semblent largement approuvées par les salariés sondés. Pour un sur trois, c’est un moyen d’acquérir de nouvelles compétences et perçu comme un facteur indispensable à la construction d’une carrière (14 %).


C’est justement pour répondre à ces points que le gouvernement a mis en place une réforme de la formation professionnelle, dont les premiers changements sont entrés en vigueur le 1er janvier dernier. Cela passe essentiellement par un compte personnel de formation (CPF) qui évolue, afin d’être plus simple et plus lisible : auparavant comptabilisé en heures, il est désormais en euro. L'éventail de formations éligibles au CPF va aussi être élargi dans les mois à venir et une application mobile permettra de payer directement des formations, sans intermédiaire. Elle sera lancée à l'automne prochain.



> Salon du travail et de la mobilité professionnelle à la Grande halle de la Villette, au 211, avenue Jean Jaurès 75019 Paris de 10 h à 18 h, les jeudi 17 et vendredi 18 janvier. Entrée gratuite sur inscription en ligne : www.salondutravail.fr

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