Après une année record, PSA va verser une belle prime à ses employés les moins bien payés

L'ECO - Ce jeudi, François-Xavier Pietri analyse le marché de constructeurs automobiles français suite à la publication de leurs résultats.

BONNE ANNÉE - Le constructeur automobile a publié mercredi un bénéfice net "record" pour 2019. Il entend en faire profiter ses salariés.

C’est une belle récompense qui attend cette année les salariés de PSA. Le constructeur automobile, qui conclut une année avec un bénéfice net "record" pour 2019, a annoncé dans la foulée qu’il allait verser à ses salariés aux plus faibles salaires une prime d'intéressement de 4.100 euros. C’est ce qu’a indiqué mercredi sur RTL le président du directoire du groupe, Carlos Tavares.

"Les résultats records (...) nous permettent de faire en sorte que les primes d'intéressement et de participation versées à nos salariés soient elles aussi en augmentation. Nos salariés qui ont les salaires les plus bas, inférieurs à deux fois le SMIC, vont recevoir 4.100 euros" soit "environ deux mois et demi de salaire", a détaillé Carlos Tavares, en se félicitant : "Voilà le retour de la création de richesses vers nos salariés". Parallèlement à ces derniers, les actionnaires du groupe se voient aussi récompensés avec un dividende porté à 1,23 euro par action, contre 0,78 euro en 2018.

Par ce geste, le patron automobile tient à remercier "chaleureusement, à féliciter avec enthousiasme tous les salariés du groupe PSA qui ont fait un travail remarquable en 2019". "Je veux ici leur dire à quel point je suis heureux pour notre entreprise de ces résultats, et donc évidemment nous allons continuer sur cette dynamique", a-t-il dit sur RTL.

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Bénéfice record

Selon un communiqué publié plus tôt mercredi, PSA a enregistré en 2019 un bénéfice net record de 3,2 milliards d'euros, en hausse de 13,2%, la "sixième année consécutive d'amélioration de la performance de l'entreprise", malgré la baisse du marché automobile mondial. 

Le constructeur ntire les bénéfices d'une stratégie centrée sur les ventes rentables au détriment des volumes. Grâce à d'importantes réductions de coûts, PSA a abaissé son point mort, c'est-à-dire le nombre de véhicules à partir duquel il commence à gagner de l'argent. Ce seuil est passé de 2,6 millions d'unités en 2013 à seulement 1,8 million l'an passé. 

Ces performances contrastent avec la situation du rival français Renault, qui a annoncé le 14 février envisager des fermetures d'usines dans le cadre d'un vaste plan d'économies, après avoir enregistré sa première perte nette en dix ans.

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