Qu’est-ce qui nous rend malheureux au travail ? Ce que les services RH devraient savoir sur leurs collaborateurs

Emploi

À BON ENTENDEUR... - ADP, services de paie et de RH, présente une enquête sur le bien-être des salariés qui permet notamment de comprendre les facteurs sous-jacent de leur engagement (ou non) envers leur entreprise.

Qu’est-ce qui vous pousse, vous comme vos collaborateurs, à vous lever chaque matin ? Voir les collègues que vous appréciez ? Evoluer professionnellement ? La question mérite d’être posée, aux salariés évidemment, mais encore plus aux services d’encadrement et RH, qui ont besoin que leurs collaborateurs soient impliqués.

Et c’est justement le but de l’étude "Révélez vos talents", que le service de paie et RH ADP vient de publier. Elle tente de déterminer de quelle façon les collaborateurs perçoivent leur travail, ce qu’ils attendent véritablement de leurs employeurs et ce que les entreprises peuvent faire pour améliorer leurs ressources humaines. Car c’est tout l’enjeu : l’entreprise réussit uniquement lorsque les salariés sont impliqués. Or, pour maintenir ce niveau d’engagement élevé, il est essentiel que de savoir ce qui les motive, ce qui les freine et ce qu’ils attendent de leur employeur. 

1. Pourquoi allons-nous travailler ?

Les facteurs de motivation varient grandement d’une personne à une autre. Mais il apparaît tout de même une nette séparation entre les facteurs de motivation financiers et non financiers : 51 % des répondants déclarent aller au travail pour payer ce dont ils ont besoin et envie, tandis que 48 % d’entre eux indiquent y aller pour des raisons plus personnelles, par exemple à des fins d’épanouissement personnel, de bien-être… Autre ratio intéressant : 10 % des sondés indiquent que ce qui les motive le plus est leur désir d’apprendre et d’avancer dans leur carrière. 

> L’enseignement pour les RH : "La satisfaction financière et le bien-être personnel sont d’égale importance pour vos collaborateurs", indique l'étude. "Pour les RH, cela signifie que la même priorité doit être donnée à ces deux aspects de la gestion du capital humain, de la rémunération aux opportunités de formation."

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2. Qu’est-ce qui nous rend malheureux au travail ?

Selon l’enquête, 65 % des personnes interrogées pensent que leur hiérarchie les soutient, tandis que 10 % d’entre elles déclarent n’avoir aucune confiance dans leurs responsables. En outre, 46 % des sondés pensent que leur employeur ne les comprend pas ou qu’il ne voit pas leur potentiel. 

> L’enseignement pour les RH : "L’insatisfaction éprouvée par rapport à la direction constitue un sérieux problème pour les entreprises, quelle que soit leur taille", indique le rapport.  "C’est un indicateur qui démontre que de nombreux problèmes mineurs se sont accumulés au point d’engendrer ce sentiment d’insatisfaction". Solution : "Acquérir une plus grande visibilité au niveau de chaque individu, de ses compétences, besoins, objectifs et réalisations."

3. Quelles personnes envisagent-elles réellement de partir ?

Pas loin de trois collaborateurs sur quatre avouent ne pas avoir voulu se rendre au travail au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Il y a une grande différence entre quelqu’un qui prétend être malade deux ou trois fois par an et quelqu’un de réellement désengagé. Mais le plus inquiétant est qu’une personne sur dix ne veut pas se rendre au travail plusieurs fois dans la même semaine.  

> L’enseignement pour les RH : "Les personnes que vous devez absolument identifier sont celles qui prennent plusieurs de ces faux congés maladie tout au long de l’année et qui émettent par ailleurs d’autres signaux forts indiquant leur désengagement (notamment une productivité ou des contributions réduites)", souligne le document. "Ces personnes sont celles qui représentent un réel risque de départ pour votre entreprise. Et si vous ne pouvez pas les identifier, ainsi que les causes de leur insatisfaction, vous ne pourrez rien faire pour les retenir sur le long terme ou pour faire en sorte qu’elles restent productives." L’un des indicateurs les plus éloquents de ce désengagement est d'ailleurs le manque de satisfaction par rapport à la rétribution financière. 

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4. L’équilibre travail-vie privée reste à trouver

Trois salariés sur quatre déclarent souhaiter que leur vie professionnelle soit bien séparée de leur vie privée. Un chiffre qui peut surprendre. Même parmi les représentants de la génération Y, pourtant ultra-connectée, émerge désormais un désir assumé de tracer une frontière entre le travail et la vie privée – 65 % des 18-24 ans et 71 % des 24-29 ans indiquent qu’ils préfèrent séparer les deux.

> L’enseignement pour les RH : Il n’existe pas de modèle unique en matière d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Chaque collaborateur doit se voir donner les moyens de séparer sa vie professionnelle de sa vie privée, mais aussi de choisir comment, où et quand travailler et dans quelle mesure son travail et sa vie privée s’interpénétreront. Le fait d'offrir une telle liberté a aussi un impact énorme sur l'acquisition des talents. 

> Pour télécharger l'ensemble de l'étude d'ADP, c'est par ici.

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